Sony NEX-3 :un jour, un usage - Episode 2 vidéo 720p

Au tour de Sony de se lancer dans la course au compact à objectifs interchangeables. Après Panasonic ou Olympus, cet autre constructeur japonais lance sa gamme NEX. Contrairement à ses deux concurrents, Sony a choisi de lui implémenter directement un capteur APS-C, plus grand que les micro 4/3 habituellement utilisés dans le domaine. Deux membres de la rédaction ont testé l'appareil.

   

Matthieu

Passionné de longue date par la photo , qui ne lui rend pas forcément. Il utilise depuis quelques années aussi bien un compact Fujifilm F11 qu'un réflex Nikon D80, ou encore un caméscope Sony CX505.

Habitué à utiliser un caméscope Sony filmant en AVCHD en 1080i/50, j'étais très curieux de savoir ce que donnerait le NEX-3 : s'il s'avérait aussi bon, je pouvais envisager de ne plus avoir qu'un seul appareil au lieu de deux. Visualisée sur un téléviseur 50 pouces, l'image 720p du NEX3 m'est apparue plutôt bonne. Le piqué est un peu plus faible que mon CX505, mais pour mon usage familial, c'est largement satisfaisant. De même, l'autofocus continu m'a semblé aussi rapide que celui du caméscope. Ce fut une très bonne surprise puisque les autres réflex faisant vidéo sont totalement à la traîne sur ce point.  La gestion de l'exposition n'appelait aucun reproche.

Alors, prêt à revendre mon CX505 ? Non, pas encore. En outre, le NEX3 souffre encore du problème de "rolling shutter" (déformation de certains éléments verticaux dans les vidéos) inhérent aux grands capteurs CMOS. Le NEX ne tient pas la comparaison avec mon caméscope en terme de débit et de prise de son : 9,1 Mbit/s avec son stéréo 24 HKz, quand le CX505 culmine à 17 Mbit/s avec son 5.1 48 KHz. Enfin, l’autonomie n’est pas très performante, entre 10 et 15 minutes en vidéo, seulement 300 images en photo.

Jean-Sébastien :

Utilisateur jusqu’à il y a seulement trois ans d'un simple compact IXUS de Canon, il acheté son premier reflex, un Canon 40D pour essentiellement shooter des concerts dans le but d’illustrer les billets de son blog musical. Pour cela il dispose d’un objectif 24-70 mm 2.8 L et d’un 50 mm 1.8.

Je fais confiance à Matthieu en terme d’expertise technique. De mon côté, j’ai aimé l’aspect pratique de la vidéo. Le côté tout automatique dans ce domaine me convient parfaitement. L’écran orientable est vraiment très pratique dans ce domaine particulier, on peut ainsi varier les angles d’une même séquence pour ne pas être trop monotone. Le bouton dédié pour déclencher l’enregistrement vidéo est également bien pratique.

En revanche, j’ai regretté que la stabilisation soit bien moins performante que sur un caméscope. Les micros situés juste au-dessus de l’objectif sur la tranche supérieure sont également très exposés au vent. Ils captent aussi trop facilement tous les bruits de manipulation de l’appareil. Heureusement pour ceux qui veulent vraiment s’adonner à la vidéo, on peut y connecter un micro externe sur la griffe du flash.

Déjà paru :

Sony NEX-3 : un jour, un usage - Episode 1 photos complexes

A paraitre :

Sony NEX-3 : un jour un usage - Episode 3 ergonomie et conclusion