Walter Deppeler (Acer) : "les ultrabooks pourraient représenter jusqu'à 40% de nos ventes"

Depuis le mois d'avril, Walter Deppeler occupe les fonctions de Vice Président de Acer et de Président directeur général de Acer Europe. Il a rejoint Acer en 1997 en tant que Directeur Général de la Suisse puis de l'Allemagne.

Acer vient de présenter à l’IFA un Ultrabook l’Acer Aspire S3, un ordinateur ultra fin et léger avec des performances élevées. Quelles sont vos ambitions sur ce nouveau segment ?

Les années précédentes nous avons pu assister à l’engouement pour les smartphones, puis pour les tablettes. Je pense qu’en 2012 ce sera pour les ultratbooks.

Dans un marché mature comme l’Europe de l’ouest, l’essentiel de la consommation se fait pour du renouvellement. Pour déclencher des ventes il faut proposer de l’innovation.

D’ici la fin de l’année nous pensons que cela représentera 3 à 5 % de nos ventes de PC portables. Mais à terme cela pourrait constituer 20 à 40%. La fin de l’année servira de test, nous attendons de savoir quel sera le niveau de la demande.

Jerry Shen, Directeur général d’Asus a émis des réserves sur la possibilité d’avoir rapidement une production importante d’Ultrabooks en raison de la complexité de la production. Pensez-vous pouvoir satisfaire la demande ?

Nous faisons confiance à Intel mais les problèmes peuvent venir de n’importe quel composant, les SSD notamment. Mais nous livrerons les pays qui constituent nos marchés les plus importants dès septembre.

Prévoyez-vous des acquisitions ? La division PC d’HP vous intéresse-t-elle ?

Nous ne faisons aucun commentaire sur HP. Pour le reste, nous venons déjà de faire l’acquisition de iGware [pour 320 millions de dollars, ndlr], une société américaine spécialisée dans le cloud et nous allons nous concentrer sur ce rachat.

Lors du prochain CES nous ferons des annonces autour du cloud computing et nous annoncerons de nouveaux services.

Vous êtes très en retard sur le marché des smartphones, comment comptez-vous combler ce retard ?

Effectivement nous sommes en retard sur ce marché. Pour l’instant nous observons le marché. Il y a beaucoup de problèmes autour des brevets nous attendons de voir ce que ça donne. Mais nous ne sommes pas bloqué sur Android [choisi par Acer pour sa gamme Liquid, ndlr].

Quels sont les autres axes de développement ?

Nous voulons nous renforcer sur le segment professionnel. Nous n’avons pas beaucoup développé ce segment mais nous sommes en train de nous réorganiser  et nous voulons proposer des solutions verticales comme des tablettes conçues pour les avions par exemple.