Le sort de 600.000 Français infidèles entre les mains des hackers

Le site de rencontre pour infidèles Ashley Madison se trouve dans une situation délicate. Le service qui se présente comme « le leader mondial des rencontres extraconjugales » s’est fait pirater sa base de données des clients, soit plus de 37 millions de personnes (dont 600.000 français) qui ont probablement tout, sauf envie de voir leurs noms apparaitre en clair.

Les hackers à l’origine du piratage, « The Impact Team », réclame la fermeture du site et de deux autres gérés par la firme canadienne Avid Life Media. Des morceaux de la base de données ont déjà été diffusés sur la toile en guise d’avertissement, et les pirates menacent maintenant de diffuser « l’ensemble des données clients, y compris leurs profils avec les fantasmes sexuels et les transactions bancaires correspondantes ».

L’origine de cette croisade se trouverait dans une fonctionnalité du site, qui permet de supprimer toute trace de son utilisation (profils, photos, etc.) moyennant 19 dollars. D’après l’équipe de hacker, cette fonctionnalité, pourtant lucrative pour la société, ne concernerait que la partie visible du site : dans la base de données, toutes les informations liées au profil et aux transactions bancaires seraient conservées.

De son côté, la société Avid Life Media admet les faits : « Nous ne nions pas que cela a pu se produire ». Elle ne compte toutefois pas céder au chantage, et veut miser sur la loi américaine de protection du droit d’auteur (DMCA) pour préserver sa base de données. Ainsi, la société a demandé aux différents sites qui hébergeaient les fameux extraits de les supprimer. Si cela est plus ou moins facilement applicable (et efficace dans ce cas) pour les sites de téléchargement direct, l'opération est beaucoup moins évidente si les documents venaient à se retrouver sur les réseaux peer to peer comme les torrents.

Lire : 10 applications pour ne pas passer seul la St-Valentin

Posez une question dans la catégorie News du forum
Cette page n'accepte plus de commentaires
Soyez le premier à commenter
    Votre commentaire