Bubblies, le groupe de rock français en guerre contre l'éditeur de Candy Crush

King, l’éditeur de Candy Crush, sommait le groupe de rock français Bubblies de changer de nom. Selon lui, il se rapprochait trop de celui de son nouveau jeu : Bubble Witch Saga. Après un battage médiatique trop important, semble-t-il, King a plié et retire sa plainte. "Notre avocat vient de nous annoncer que King.com suspendait la procédure INPI sans possibilité de la relancer !", déclarent les Bubblies dans un communiqué.

Fondé dans les années 90, Bubblies est un petit groupe de rock toulousain. Toujours en activité, il se diversifie dans les jeux vidéo depuis quelques années. Enregistrés de 2000 à 2010 auprès de l'INPI, ils ont oublié de renouveler leur marque après s'être séparé des majors. Ce n'est qu'en 2013 qu'ils s'en préoccupent. Ils effectuent alors une demande d’enregistrement de marque française pour les classes 9, 16, 25 et 41. Les classes 9 et 41 désignent respectivement des « logiciels de jeux » et des « services de jeu proposés en ligne à partir d’un réseau informatique. » Ce sont ces deux dernières qui posaient problème à King.

Bubblies : du rock et des jeux

Dans un courrier envoyé par l'avocat français de l'éditeur, on peut lire qu’il était disposé « à ne pas former d’opposition contestant l’enregistrement de la marque Bubblies » si le groupe de rock s’en tient à ses activités musicales et accepte de stopper ses activités vidéoludiques. King jugeait en effet qu’il y avait trop de « similitudes tant visuelles que phonétiques et intellectuelles entre les marques » pour qu’elles puissent coexister en l’état sans créer de confusion chez le consommateur.

Pourtant, s’ils n’ont fait une demande d’enregistrement que récemment, les Bubblies éditent des mini-jeux en ligne « depuis 2001 alors que leur boîte (King, NDLR) n'existe que depuis 2003 », s’insurgeait le groupe sur Facebook.

Aucun terrain d'entente

Depuis l’envoi de la lettre de l’avocate de King en juin 2013, les avocats des deux parties étaient en discussion. Aucun terrain d’entente n’ayant été trouvé, l’affaire devait ensuite être portée devant l'Institut national de la propriété industrielle (INPI) qui aurait alors dû trancher.

Les Bubblies avaient décidé de ne pas se laisser faire. Ils avaient d’ores et déjà publié une demande de soutien sur leur site : « nous allons avoir besoin de vous tous et de vos réseaux d’ici quelque temps, pour ne pas laisser une fois de plus une grosse multinationale (valorisée à 7.5 milliards d’euros en bourse) s’essuyer les pieds sur un petit groupe de rock […] Montrons tous ensemble à ces voleurs qui se croient tout permis que leurs millions sont plus faibles que nos idées !!! »

"En deux jours", la situation s'est retournée en leur faveur. Leur proximité avec le monde du libre ne doit pas être étrangère à cela, Internet et les médias ayant joué un grand rôle dans cette victoire de "David contre Goliath", comme s'amusent à l'écrire bon nombre de nos confrères.Bubble Witch SagaBubble Witch Saga

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