Les leçons à tirer du séisme de Taïwan

Une série de tremblements de terre (jusqu’à 7,1 sur l’échelle de Richter) ont bouleversé Taïwan. Des câbles sous-marins chargés de la circulation des données vers la Corée, le Japon et les Etats-Unis ont été rompus, coupant le pays d’une grande partie du Web.

Passé la stupeur, les internautes se sont immédiatement rebranchés pour constater avec effroi qu’une part du côté occidental du Net n’était plus accessible. Certains ont du coup découvert la Toile chinoise (et la censure qui va avec), d’autres ont passé leur journée à vérifier le statut de MSN,Yahoo ou ICQ, toujours déconnectés, voire même essayé une autre messagerie.

Quels risques pour la France ?

Mais cela nous concerne-t-il, en tant qu’épargnés de la catastrophe ? Sans hésitation : oui. D’une part l’enthousiasme de l’économie numérique nous a fait oublier le risque d’une totale virtualisation. Pour ceux dont le commerce n’existe qu’en ligne, la vie ne tient qu’à un câble, car un magasin qu’aucun client ne peut joindre ne résiste pas très longtemps. Il en est de même pour l’administration auquel on aime ces temps-ci adjoindre un “e-”, mais qui reste assuré par du papier bien réel.

Plus subtilement que cela, il est question de la centralisation des données, car la probabilité d’un blackout total reste minime. Se retrouver dépendant d’un service centralisé (comme MSN alors que des décentralisés comme jabber existent) démultiplie les conséquences lorsque que le pire se produit. On peut aussi ainsi remettre en question le contrôle unilatéralement américain des serveurs DNS : qu’adviendrait-il si l’Atlantique venait à se trémousser violemment à son tour ?

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