Chimera : le ransomware qui promet de rapporter gros à ses victimes

Chimera est un logiciel malveillant d'un nouveau genre : il propose de rétribuer toutes ses victimes si celles-ci promettent de le diffuser à large échelle.

Au pays des logiciels malveillants, on rencontre vraiment de tout, même si les virus classiques ont presque totalement disparu ces dernières années (ils ne représenteraient plus qu'un 1% des menaces). Désormais, on parle surtout de trojan, rootkit, addware, phishing, ransomware et autres joyeusetés qui polluent le web et nos boîtes mails. Si les malwares sont de plus en plus complexes à déchiffrer, voilà qu'un nouveau type de ransomware vient de faire son apparition : le malware qui paie l'utilisateur infecté. Découvert par l'équipe de Trend Micro, Chimera fonctionne à la base comme un ransomware traditionnel. Une fois installé sur un PC, il chiffre les données personnelles de l'utilisateur. Dès lors, celui-ci n'y a plus accès et doit payer la somme de 2,4 bitcoins (environ 865 euros) pour que le ransomware accepte de déchiffrer ses précieux fichiers. Mais il y a de l'inédit chez Chimera : le logiciel propose à sa victime de souscrire à un programme d'affiliation. En clair, il lui demande de contaminer la machine de ses contacts, et propose de la rétribuer à hauteur de 50% de la somme perçue.

Bien évidemment, si elle accepte le marché, la victime du ransomware devient cyberdélinquante à son tour. De quoi inculper le nouveau délinquant en question s'il se fait attraper, mais aussi un bon moyen de brouiller les pistes pour déterminer l'origine du pirate. Depuis 3 ans, les ransomwares n'ont eu de cesse d'augmenter en nombre et selon les prédictions de l'éditeur Symantec pour 2016, la tendance n'est pas prête de s'infléchir. Le meilleur moyen reste d'installer un logiciel de sécurité sur son ordinateur, peu importe qu'il soit payant ou gratuit, pourvu qu'il fonctionne en permanence.

Antivirus gratuit : quel est le meilleur en 2015 ?

Posez une question dans la catégorie News du forum
Cette page n'accepte plus de commentaires
Soyez le premier à commenter
Commenter depuis le forum
    Votre commentaire