SOS Fantômes : la Geek Critique

Le pitch : En 2016, à New York, le professeur Erin Gilbert (Kristen Wiig) voit son passé la hanter. Elle réalise qu’un livre sur les phénomènes paranormaux coécrit avec une autre scientifique, Abby Yates (Melissa McCarthy) est finalement publié, au détriment de sa réputation. Parallèlement, de plus en plus de fantômes font leur apparition dans la ville. Elles vont finalement s’allier pour devenir des chasseuses de fantômes et mettre fin à un éventuel péril.

4 raisons d’aller voir (ou pas) SOS Fantômes

Trente-deux ans après la sortie du premier volet et après vingt-sept ans d’absence, la licence SOS Fantômes est enfin de retour au cinéma. Contrairement à ce que beaucoup de fans espéraient, c’est cette fois sans Bill Murray, Dan Aykroyd et Harold Ramis dans les rôles principaux, mais avec une équipe 100 % féminine ? Alors, le film mérite-t-il toute la colère exprimée par certains ces derniers mois ou s’agit-il d’un bon reboot ? La rédaction de Tom’s Guide l’a vu pour vous.

Oui, parce que l’esprit d’origine est respecté

Afin de ne pas avoir à trop gérer la pression des deux films originels, mais également des comics, des séries animées ou des romans, le réalisateur Paul Feig a choisi de faire de son film un reboot. Dans cet univers-là, les docteurs Venkman, Stantz et Spengler n’ont jamais existé et New York n’a jamais fait l’objet d’apparitions surnaturelles menaçant de provoquer l’apocalypse.

Pourtant, tout dans le film rappelle le premier volet. Il s’agit là aussi d’une comédie d’action, mais avec des personnages encore plus portés sur l’humour que dans les premiers films. Là aussi il s’agit de scientifiques qui vont travailler ensemble pour lancer leur agence de chasseuses de fantômes. Enfin, là aussi les apparitions de fantômes sont provoquées par la bêtise humaine.

Oui, parce que c’est une bonne comédie

En fait, la principale différence entre ce nouveau film et les premiers volets réside dans le choix de casting. Alors que l’équipe du film de 1984 était composée entièrement d’hommes, celle-ci ne propose que des femmes, toutes très différentes les unes des autres dans leur caractère et leur histoire.

Toutes les actrices choisies ont un profil d’humoriste. Il faut dire que trois d’entre elles, Kristen Wiig, Kate McKinnon et Leslie Jones, sortent du Saturday Night Live, la principale émission comique américaine, qui a notamment révélé Will Ferrel, Eddie Murphy, Jimmy Fallon, Chris Rock, Tina Fey, Adam Sandler ou… Bill Murray. Sans être la comédie de l’année, le film est une franche réussite et on se surprend à rire à gorge déployée à plusieurs reprises. On notera tout particulièrement la performance de Chris Hemsworth (Thor) qui incarne Kevin, le secrétaire beau gosse, mais particulièrement idiot de l’agence. On aura rarement vu un personnage aussi bête et hilarant au cinéma.

Non, parce que les clins d’œil sont trop appuyés

On l’a dit, l’héritage de SOS Fantômes peut-être lourd à porter. A fortiori avec la campagne sexiste et nauséabonde qui s’est attaquée au film avant même sa sortie en salle. Pour tenter de rassurer les fans, le film est bourré de référence et de caméos aux premiers volets. À tel point qu’il en devient parfois indigeste.

Sans spoiler les apparitions d’anciens acteurs, on peut cependant remarquer que la caserne de pompier utilisée comme local de l’agence est également présente dans ce reboot, tout comme les fantômes Bouffe-Tout ou le Bibendum Chamallow. Si ces références parleront certainement à un public de fans des films d’origine, elles peuvent être étouffantes pour les autres. Un jeune spectateur qui découvre la saga par ce dernier volet ne comprendra par exemple pas la scène de la caserne, celle-ci n’étant pas particulièrement drôle et n’apportant absolument rien à l’intrigue. C’est le cas de presque tous les clins d’œil, souvent présents pour faire sourire les anciens fans, mais qui seront vides de sens pour les autres, au détriment de l’intrigue.

Oui parce que les effets spéciaux sont réussis

C’était l’une des grosses craintes des premières bandes-annonces du film. Avec des couleurs très criardes et des effets semblant presque venir d’un mix entre dessin animé et prise de vue réelle, comme Qui veut la Peau de Roger Rabbit, les premières images n’avaient pas grand-chose pour convaincre.

Heureusement, le résultat final à l’écran est particulièrement réussi. Les couleurs chatoyantes des spectres leur permettent de ressortir particulièrement dans la grisaille new yorkaise sans réellement faire sortir le spectateur. Le résultat est sans commune mesure avec le film de 1984. Les spectres conservent pour la plupart un look cartoonesque, mais avec un rendu plus réaliste qui fait oublier les poupées et pantins des premiers films.

 

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