La France se pare contre la cyber-criminalité

Pour protéger les réseaux gouvernementaux et sensibiliser tous les publics aux menaces de l'Internet des menaces informatiques, la France n'a pas lésiné. Elle a créé une véritable agence gouvernementale, l'ANSSI (L'Agence Nationale de la Sécurité des Systèmes d'Information).

Protéger les sites sensibles

Le projet n'est pas nouveau, puisque déjà en 2006 et 2007, le député UMP Pierre Lasbordes et le sénateur du même parti, Roger Romani, publiaient deux rapports sur le thème de la cybersécurité et de la cyberdéfense. En revanche, il est plus abouti.

L'ANSSI agira ainsi à différents niveaux : en tant qu'autorité nationale, elle devra s'occuper des moyens de commandement interministériels, notamment le réseau téléphonique Rimbaud et l'Intranet Isis. Au niveau administratif, elle aura un rôle de conseil et de soutien dans le cadre des directives nationales de sécurité. Elle devra assurer la protection des sites et des infrastructures sensibles en cas d’attaques majeures touchant aux intérêts de la France.

Enfin, la nouvelle agence devra aider à sensibiliser tous les publics, que ce soit les entreprises, le secteur public ou les particuliers vis-à-vis des menaces informatiques et des moyens pour s’en prémunir. Des portails d’information ont été mis en place dans ce sens, dont Securite-informatique.gouv.fr, inauguré en février 2008.

Une NSA à la française ?

La notion d'agence gouvernementale sonne bizarrement aux oreilles des Français.

Patrick Pailloux, qui dirigeait jusqu’ici la DCSSI (Direction Centrale de la Sécurité des Systèmes d'Information) et qui reprend les rênes de l'agence, explique que l’ANSSI aura pour mission de détecter les attaques informatiques en temps réel, de réagir au plus tôt aux menaces et d’élaborer des schémas de protection des réseaux informatiques rattachés au gouvernement. En aucun cas, elle ne pourra programmer une offensive.

En résumé, l’ANSSI n’aura aucun lien avec les agences gouvernementales de renseignement ou d’espionnage, précise également Patrick Pailloux. Bref, ce ne sera pas la “NSA française”.

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10 commentaires
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  • Anonyme
    Comme dans Hadopi la responsabilité incombe aussi bien le piraté que le petit téléchargeur de 12 ans.
    Grace aux hackers et crackers l'informatique évolue.
    Les têtes de noeud pro hadopi souhaitent que l'utilisation de l'internet soit comme le minitel.( c'est nostalgique)
    A savoir que téléchargement d'une mise à jour XP ou VISTA vous conduit obligatoirement en prison pour 5 ans minimum + 300000 euros minimum d'amende.
    D'après la dictacture Sarkosienne tout téléchargement est considéré comme un CRIME.
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  • Anonyme
    CyberKrim ... SarKoZy ?
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  • fr78
    Faut arrêter les amalgames et de dire autant de conneries, sous prétexte que le gouvernement veut mettre en place qlq chose pour protéger les entreprises contre la criminalité.
    Imaginez-vous un jour en train de vraiment travailler... (et oui, un jour il faut sortir de sa chambre et gagner autre chose que son argent de poche en taxant papa-maman). En plus, à la tête de votre propre entreprise (et oui, on peut aussi avoir de l'ambition) avec du boulot pour vos employés. Ensuite, imagninez qu'un hacker (ou un cracker comme vous voulez) s'introduise dans votre système informatique, se serve de vos données, les efface, vous fait du chantage pour les récupérer, etc... tout cela arrive régulièrement aux entreprises qui se sont mal protégées.
    Alors arrêtez de tomber sur Sarkozy, et pensez aux pertes des entreprises qui font vivre des salariés ! En bref, grandissez; devenez adultes !
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