La folle cavale d'Edward Snowden, l'homme qui a révélé le scandale PRISM

Edward Snowden, l’ancien sous-traitant de la NSA à l’origine des informations concernant le projet PRISM a quitté ce week-end Hong Kong où il était réfugié et serait en route pour l’Equateur.

Décidément, les lanceurs d’alerte ne sont pas appréciés des États-Unis. Après Bradley Manning, informateur de Wikileaks à l’origine de la vidéo « Collateral Murder » qui montrait un hélicoptère Apache tuer des civils irakiens, qui encoure actuellement la prison à perpétuité, c’est un autre lanceur d’alerte qui est désormais menacé par l’administration Obama.

Pour avoir fourni des documents classés « top secret », au Guardian et au Washington Post, Edward Snowden risque 30 ans de prison aux États-Unis. Réfugié à Hong Kong au moment de la publication des articles des deux journaux anglo-saxons, il serait actuellement à Moscou avant de chercher à rejoindre l’Équateur d’après un tweet de Ricardo Patiño Aroca, ministre des affaires étrangères du pays d’Amérique du sud. « Le gouvernement de l’Équateur a reçu une demande d’asile de la part d’Edward Snowden », a-t-il écrit. Une fuite qui ne semble toutefois pas simple à réaliser. Les États-Unis auraient en effet, selon les sources de l'agence Reuters, annulé le passeport du lanceur d’alerte.

L’Équateur semble être l’un des pays privilégiés de la part des lanceurs d’alerte. Julian Assange, fondateur et porte-parole de Wikileaks est en effet toujours caché à l’ambassade de l’Équateur à Londres depuis un an. Un simple hasard ? Pas seulement. Wikileaks serait en effet à l’origine de la fuite d’Edward Snowden et l’aurait aidé à organiser son départ.

PRISM est un système d'espionnage mis en place par l'administration américaine, sur des bases légales, permettant à la NSA et aux FBI d'avoir accès, sans demande auprès du juge, à toutes les informations privées des individus, non-citoyens américains, hébergées sur les serveur de Google, Yahoo, Apple, Microsoft ou Facebook.

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  • Yves Trlt-1491282
    Peut-être cette affaire va calmer un peu le viol imbécile du terme virtuel au sujet d'internet numérique et compagnie auquel quasi tt le monde s'est amusé depuis le début des nineties, par là ?
    Ce serait pas mal, et permettrait peut être aussi de considérer les choses un peu sérieusement.
    Par exemple au sujet d'Idenum :
    http://iiscn.wordpress.com/2011/06/29/idenum-une-mauvaise-idee/
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