PRISM : Edward Snowden aurait demandé l'asile à 20 pays dont la France

Edward SnowdenEdward SnowdenEdward Snowden, le "lanceur d’alerte" qui a dévoilé au Guardian, au Washington Post et au Spiegel, plusieurs documents confidentiels au sujet du programme Prism de la NSA et du FBI, a demandé l’asile à une vingtaine de pays, dont la France.

L’affaire Prism n’en finit plus de faire parler d’elle. On apprenait le 30 juin dernier qu’en plus de surveiller les comptes Google, Facebook, Apple ou Microsoft des citoyens non-américains, la NSA espionnait également les bureaux de l’Union Européenne à Washington et à l’ONU, à l’aide de matériel d’écoute. De son côté, Edward Snowden, l’ancien prestataire de la NSA à l’origine des révélations, serait toujours sur le territoire russe.

Après avoir envoyé une demande d’asile à l’Équateur, pays qui héberge depuis un an Julian Assange dans son ambassade britannique, le lanceur d’alerte attend toujours la décision de Rafael Correa, président du pays d’Amérique centrale. Rafael Correa affirmait pourtant samedi dernier en conférence de presse que le scandale Prism était « le plus grand cas d’espionnage massif dans l’histoire de l’humanité ». Après avoir discuté avec le vice-président américain Joe Biden le même jour, il semblerait que le président de l’Équateur ait finalement changé d’avis. Dans une interview au Guardian publiée ce mardi, Rafael Correa affirme que la demande d’asile n’a pas été acceptée par le pays d’Amérique centrale et ne le sera pas tant qu’Edward Snowden ne sera pas à Quito, sa capitale. « Le droit d’asile est une chose mais aider une personne à voyager d’un pays à un autre, l’Équateur ne l’a jamais fait », a déclaré le président équatorien.

Edward Snowden aurait également envoyé des demandes d’asile dans une vingtaine de pays d’après les informations divulguées par Wikileaks. Parmi ces pays, on retrouve la Russie, où il serait actuellement dissimulé, mais également l’Autriche, Cuba, l’Allemagne, la Suisse ou la France. Interrogé par l’AFP, le ministère des affaires étrangères affirmait cependant ce mardi n’avoir reçu « aucune demande officielle », précisant que des vérifications étaient en cours.

S’il venait à être rapatrié aux États-Unis, Edward Snowden encourrait jusqu’à 30 ans de prison. Une pétition sur le site de la Maison Blanche a été signée par plus de 120 000 personnes pour demander à l’administration Obama de gracier le lanceur d’alerte. Ayant dépassé le seuil des 100 000 signatures, la Maison Blanche devra y répondre.

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