Les trolls ont toujours libre cours dans la régie publicitaire de Facebook

2018 est une année difficile pour Facebook. Les scandales s’accumulent, et malgré ses efforts, la compagnie est constamment sous le feu des critiques. On soupçonne notamment certaines entités d’utiliser la régie publicitaire du réseau social pour propager de fausses rumeurs et informations visant à diviser l’opinion américaine afin d’influencer le résultat des élections présidentielles états-uniennes.

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Facebook a depuis pris des mesures pour mieux vérifier l’identité de ses annonceurs
, mais à en croire le New York Times, celles-ci ne sont pas infaillibles. Dans la course à la Chambre des représentants en Virginie, la candidate Démocrate Jennifer Wexton est victime depuis cet été d’attaques non seulement insultantes, mais aussi, et surtout, anonymes. L’identité de l’annonceur n’est en effet pas révélée, et à côté de la mention « Paid for by » (payé par), on voit simplement : « Payé par un citoyen américain épris de liberté exerçant son droit naturel, protégé par le 1er amendement et protégé par le 2e amendement ».

Le réseau social affirme que l’identité réelle de l’annonceur n’est pas affichée pour protéger sa vie privée, mais force est de constater que du coup, cette mesure autorise de nombreuses dérives : en d’autres termes, elle n’améliore rien, et les trolls peuvent toujours s’exprimer sur Facebook. Pire encore, certains groupes et associations parfaitement légitimes ont été censurés à cause de ce système. Les élections de mi-mandat américaines approchent à grands pas (6 novembre), et on le voit, le réseau social a encore beaucoup de travail à accomplir pour ne plus véhiculer de fausses rumeurs et pour devenir une plateforme de communication réellement neutre.

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