Facebook s'offre WhatsApp pour 16 millards de dollars

La nouvelle est tombée mercredi soir : le géant Facebook a racheté le logiciel de messagerie instantanéeWhatsApp pour 16 milliards de dollars. L’information a été annoncée officiellement par Mark Zuckerberg depuis sa page officielle et la somme a de quoi faire passer l’acquisition d’Instagram, en 2012, pour de l’argent de poche. La transaction se découpe ainsi : 12 milliards en action, 4 milliards en cash auxquels s'ajoute un complément de 3 milliards pour les 50 employés de WhatsApp. Le cofondateur et actuel CEO, Jan Koum, en profite pour joindre l’administration de Facebook.

WhatsApp, qui a été créée en 2009 par deux anciens de Yahoo, compte d’après les chiffres officiels plus de 450 millions d’utilisateurs dont 70 % présentent une activité quotidienne. Le logiciel existe sur de nombreuses plateformes, d’Android à iOS en passant par Windows Phone. Le volume total de messages échangés sur WhatsApp serait équivalent aux SMS envoyés sur l’ensemble des réseaux mondiaux de télécommunication, environ 50 milliards par jour.

À en croire le communiqué officiel, les équipes continueront à travailler de manière indépendante, dans leur bureau de Mountain View. Le fonctionnement de la messagerie instantanée reste la même : aucune publicité ne vient interrompre le service, qui est gratuit la première année (puis 0,89 € tous les ans). Cette liberté d’action devrait être similaire à celle dont profite Instagram.

Pas d'ombre sur Facebook Messenger

En face de WhatsApp se trouve tout de même Facebook Messenger. Pour autant, un rapprochement entre les deux applications de messageries n’est a priori par à l’ordre du jour, Zuckerberg explique que les services sont complémentaires plus que concurrents : « FacebookMessengerest largement utilisé pourbavarder avec vosamis sur FacebooketWhatsApppour communiquer avectous vos contactset de petits groupesde personnes ».

Rappelons toutefois que le service a dû faire face à plusieurs problèmes ces dernières années. La sécurité d’abord a été remise en question en fin d’année dernière, un utilisateur ayant fait remarquer que le système de cryptage des conversations n’est pas infaillible. Plus tôt en 2013, le fonctionnement du logiciel et ses mauvaises habitudes par rapport aux carnets d’adresses de ses utilisateurs ont intéressé les autorités canadiennes et néerlandaises.

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