Le FBI utilise des logiciels espions pour surveiller des suspects

Plusieurs documents publiés par le Washington Post montrent que le FBI s’offre la possibilité de traquer des suspects sur Internet en utilisant des logiciels espions, installés sur les machines des suspects à leur insu. Malheureusement pour l’agence fédérale, les résultats ne sont pas toujours aussi probants qu’attendu.

Les documents en question portent sur la surveillance d’un internaute iranien connu sous le nom de « Mo ». Ce dernier est activement recherché par le FBI pour avoir proféré des menaces envers les États-Unis, et les hackers spécialistes engagés par le gouvernement ont donc mis en place un système de surveillance à base d’un logiciel espion. « Mo » fait ainsi partie d’une brève liste de suspects recherchés dans le monde et qui font l’objet d’une surveillance par Internet, au moyen de ces mêmes outils-espions.

Mais si le principe semble assez classique sur le papier, la pratique est beaucoup moins aisée : la cible a d’abord été difficile à trouver après que l’adresse email du suspect a été mal écrite dans le programme, qui a d’ailleurs dû être réécrit en partie après une mise à jour logicielle des machines de l’agence. Enfin, les agents sont parvenus à envoyer le malware au suspect au moyen d’un mail contenant un lien sur lequel l’internaute, par chance, a cliqué. Mais les hackers ont alors noté un dysfonctionnement du logiciel en question, et indiquent que celui-ci n’a « jamais vraiment fonctionné comme prévu ». Ainsi, la seule information concrète que le FBI dit avoir sur « Mo » est qu’il vivrait à Téhéran. Nous sommes bien loin de la soi-disant omniscience que le gouvernement s’octroierait grâce au programme PRISM, mais il reste néanmoins que cette affaire révèle que le FBI s’autorise bel et bien l’utilisation de logiciels espions pour surveiller une machine.

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