Godzilla : la Geek Critique

Le pitch : En 1999, un étrange séisme provoque la fuite d’une centrale nucléaire de la région de Tokyo, et la mise en quarantaine du site. Quinze ans plus tard, le scientifique Joseph Brody revient sur les lieux, convaincu qu’il ne s’agissait pas d’un phénomène naturel. La région est alors victime d’un nouveau séisme, provoquant cette fois la sortie d’un monstre géant, qui attaque le site et ses occupants.

4 raisons d’aller voir (ou pas) Godzilla

2014 est une année spéciale pour la licence Godzilla. Elle marque la sortie d’un nouveau film dans une saga qui en compte plus de 30, le premier depuis 10 ans, et qui constitue le deuxième à être réalisé par une équipe entièrement américaine, après le ratage complet proposé par Roland Emerich en 1998. Mais surtout, nous fêtons cette année les 60 ans du monstre japonais, ce qui donne à ce reboot une saveur toute particulière. Ce Godzilla millésime 2014 part donc avec une mission périlleuse à remplir : celle de satisfaire des fans exigeants, tout en respectant le cahier des charges classique d’une superproduction hollywoodienne. Pari gagné ?

1. Non : mais où est Godzilla ???

Godzilla 2014 est un film avec une intrigue scénaristique qui traîne en longueur, et un développement de ses personnages inutilement lent. Ce genre de chose est bien entendu utile pour raconter une histoire et intéresser le spectateur, mais celui-ci finira vite par se lasser si on ne lui montre pas le monstre pour lequel il a payé sa place. C’est bien simple, le film dure deux bonnes heures, dans lesquelles Godzilla occupe moins d’une vingtaine de minutes à l’écran. Décevant.

2. Oui : parce que les monstres sont très réussis

Même s’il n’apparaît que peu à l’écran, le Godzilla que le film nous présente est assez réussi. Suffisamment différent de l’original pour ne pas ressembler à une bête copie (ce que les premiers fans japonais lui reprocheront toutefois), mais assez proche pour ne pas tomber dans la parodie (souvenez-vous du pseudo T-Rex raté de Roland Emerich en 1998). Les monstres qu’il affronte (et qui sont nouveaux dans l’univers de Godzilla) sont également très convaincants, même si on aurait encore une fois aimé en voir plus concernant les combats.

3. Non : l’abus de nucléaire nuit à la santé

À l’origine, Godzilla est une critique du Japon de l’utilisation que nous avons du nucléaire, et qui découle notamment du traumatisme qu’a connu le pays après les bombes d’Hiroshima et Nagasaki en 1945. Évidemment, les préoccupations ont quelque peu évolué en 2014 (le film fait d’ailleurs un clin d’œil direct au séisme qui a ébranlé la centrale de Fukushima en 2011), mais on a le sentiment que ce film se perd un peu quand au message originel de la saga : les militaires américains veulent régler tous leurs problèmes durant le film en faisant péter des bombes nucléaires à tout va. Outre la légère gène que cela procure, c’est oublier un peu vite que les anciens films avaient justement pour particularité de proscrire l’utilisation du nucléaire comme une arme.

4. Oui : parce que le film est cohérent avec l’univers

Ce Godzilla version 2014 se veut comme un reboot du film japonais de 1954. Ainsi, s’il propose sa propre histoire et son propre développement, il parvient cependant à respecter les codes qui font que Godzilla est ce qu’il est, et se permet même un certain nombre de clins d’œil intéressants au premier film : le professeur Ichiro Serizawa, qui porte exactement le même nom que le scientifique du tout premier film, ou encore l’origine même de Godzilla, qui est vu comme « une divinité », et dont l’existence serait bien antérieure à celle l’humanité.

Godzilla - trailer fr

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