iPhone : le tracking GPS est tout sauf un hasard

Apple est dans la tourmente depuis le début de la semaine. En cause, le GPS de l’iPhone qui retient des données de localisation, une opération dont Apple avait connaissance.

La mémorisation des données de géolocalisation par l'iPhone n'est pas due au hasard. En effet, la firme de Cupertino avait fait déposer par un de ses cadres supérieurs, Ronald Huang, une demande de brevet concernant la sauvegarde de données GPS. Il s’agit « d’historiques de positions géographiques pour des appareils capables de se géolocaliser. » Cette démarche marque le fait qu'Apple était conscient des sauvegardes cachées de effectuées par l'iPhone.

Une sauvegarde non protégée

Souci, ces données sont incluses dans la sauvegarde iTunes générée lors de la synchronisation de l’iPhone avec un ordinateur. Cette sauvegarde n’est pas cryptée et lisible grâce à un simple logiciel. À cela s’ajoute le fait que le cache de l’historique des positions est illimité. Selon Apple, cela ne serait que le fruit d’un bug, un oubli de programmation. L’explication veut qu’un code de purge ait dû être installé à cet endroit, afin de ne pas conserver autant de données de géolocalisation. Toujours est-il que les sauvegardes iTunes des possesseurs d’iPhone regroupent leurs déplacements depuis la sortie d’iOS 4, soit juin 2010.

Parallèlement, Apple affirme que « Nous ne traçons pas votre téléphone. Nous ne l’avons jamais fait et nous ne l’avons pas planifié pour l’avenir. » Voilà la réponse de la firme de Cupertino aux accusations qui sont portées à son encontre. Officiellement, Apple explique que l’iPhone ne retient que les données géographiques des antennes relais et des hotspot Wi-Fi dans le souci d’offrir un temps d’accès plus rapide lors d’une connexion ultérieure. À noter que ce « tracking utile » est effectif même lorsque les services de localisation sont désactivés.

Ajoutons qu'à l'instar de Google, Apple est invité par le Congrès américain à participer à une audition sur le thème "technologie et respect de la vie privée".