La riposte graduée jugée liberticide par l'ISOC

ISOCLa branche française de l’ISOC (Internet Society), association internationale d’origine américaine visant à promouvoir et coordonner le développement des réseaux informatiques, s’est exprimée contre le projet de loi Hadopi.

Alors que celui-ci a été approuvé par le Conseil d’État, l’ISOC appelle au retrait pur et simple de ce texte, jugé liberticide par l’association.

Un cachot numérique ?

Une fois de plus, la riposte graduée crée un débat qui s’annonce pour le moins houleux. Cette fois, c’est l’ISOC qui se dresse contre le projet de loi Hadopi. En outre, l’association ne mâche pas ses mots, et qualifie la coupure de l’accès à Internet de « cachot numérique ». L’association définit le projet comme : « contraire aux droits les plus élémentaires de tout citoyen », ou encore « prise dans l’intérêt d’un petit groupe e personnes qui, 10 ans après, n’a toujours pas compris où se situait la force d’Internet et pense qu’il faut transformer le Réseau en un “outil efficace et moderne de distribution commerciale.” »

Le projet de loi Hadopi doit passer devant le Conseil des ministres le 18 juin prochain, comme l’indiquait hier Christine Albanel sur le site du ministère de la Culture. Pour l’heure, l’ISOC appelle les internautes à signer la pétition lancée le mois dernier par SVM à propos du projet de loi et de la riposte graduée.

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7 commentaires
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  • Marquant_Benjamin
    Ouah bravo!!!! (commentaire très descriptif, metaphoriquement ;))
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  • Alain_C
    Ouais Bravo mais je suis pessimiste. Cette pétition ne va pas changer grand chose, à mon avis. Quand on voit le peu de cas que le gouvernement prend pour les manifestations des instituteurs etc...
    Non pas optimiste du tout.
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  • shooby
    C'est clair que la démocratie française bat de l'aile : quand on vois qu'ils ont voté une loi pour éviter de faire passer le nouveau traité européen par référendum ! On n'est certes pas en dictature, mais ce dénie de la liberté d'expression, conjuguée au sempiternel "je le fait car les français m'ont élu pour ça" montre que la France d'en haut n'est pas prete d'écouter se qu'on lui dit
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