Les jeux vidéo ne rendent pas violent selon un profiler du FBI

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Mary Ellen O’Toole est formatrice au FBI. Spécialisée dans le profiling, elle a assuré sur le plateau de l’émission Face the Nation sur CBS que « selon mon expérience, les jeux vidéo ne sont pas une cause de violence. »

D’après elle, les défenseurs du second amendement de la Constitution Américaine ont fait une erreur lorsqu’ils ont blâmé en premier lieu les jeux vidéo lors de la fusillade du Connecticut qui a couté la vie à 20 enfants en décembre 2012. L’enquête ayant révélé que le tireur, Adam Lanza, était un inconditionnel des joies vidéoludiques, les jeux vidéo s’étaient alors transformés en une drogue qui avait mené au carnage de l’école primaire de Sandy Hook.

Mary Ellen O’Toole est en désaccord avec ce raccourci trop facile. Elle mesure également son propos en expliquant que si les jeux vidéo ne sont pas un facteur premier, « ils peuvent constituer une variable lors de l’évaluation d’une menace. »

Lui venant en soutien, Christopher Ferguson, professeur en psychologie à l’Université du Texas, souligne que la violence des jeunes vient d’atteindre son taux le plus bas depuis 40 ans alors même que les jeux vidéo sont de plus en plus violents. Pour étayer ses propos, il les illustre d’un rappel : « Dans les années 1950, le Congrès et les psychiatres réclamaient que les bandes dessinées soient responsables non seulement de la délinquance juvénile, mais aussi de l'homosexualité. »

En 2002, les services secrets américains avaient mené une étude sur l’influence des jeux vidéo. Seuls 12% des écoliers violents portaient un intérêt à ce divertissement.

Mary Ellen O’Toole Mary Ellen O’Toole

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