P2P : LimeWire dans l'oeil du cyclone

LimewireLimewireLa SPPF (Société civile des Producteurs de Phonogramme en France) annonce qu’elle assigne en justice la société LimeWire, dont le siège social est situé aux États-Unis. Elle l’attaque au titre d’éditeur de la solution de téléchargements en Peer-to-Peer LimeWire, l’une des plus anciennes et populaires du Web.

Après moult constatations, la SPPF est arrivée à la conclusion que LimeWire permet l’échange de fichiers musicaux appartenant à des producteurs membres de la SPPF.

LimeWire risque gros

La SPPF précise que cette assignation est basée sur l’article L. 335-2-1 du Code de la propriété intellectuelle. Il punit de trois ans d’emprisonnement et de 300000 euros d’amende « le fait d’éditer, de mettre à la disposition du public ou de communiquer au public, sciemment et sous quelque forme que ce soit, un logiciel, manifestement destiné à la mise à disposition du public non autorisée d’œuvres ou d’objets protégés ».

La SPPF demande au Tribunal de Paris de condamner Limewire pour violation des droits des producteurs de musique qu’elle représente, en se basant sur le préjudice subi en terme de revenus. Elle réclame pas moins de trois millions de dommages et intérêts à l’encontre de la société Limewire, pour une période s’étalant d’août 2006 à novembre 2007.

La SPPF a l’habitude de telles actions puisque par le passé elle a déjà attaquée Morpheus, Shareaza et Azureus. Si LimeWire demeure aujourd’hui un logicile très utilisé, il n’est finalement qu’un des innombrables acteurs du Peer-to-Peer. Quel que soit le verdict de la justice envers la société américaine, elle n’aura sûrement pas l’effet d’un séisme.

Notre avis : voici une énième croisade des producteurs de musique contre les réseaux Peer-to-Peer. L’action de la SPPF est pourtant tout à fait recevable, étant donné les manques à gagner générés par l’échange de fichiers sur le Web, mais il semblerait qu’ils aient un train de retard à une époque ou d’autres protocoles que Gnutella sont largement plébiscités (citons BitTorrent par exemple). Comme dans le cas d’actions passées (on se souvient de KaZaA), il y aura toujours une nouvelle solution pour pallier celle condamnée.

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13 commentaires
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  • Reivax84
    Pas mal le lien pour dl limewire à la fin de l'article ^^
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  • Sqwr
    +1 xD
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  • Archange_nain
    On a l'humour à Tom's Guide faut croire :lol:
    Enfin, pour revenir au sujet, que dire sinon que c'est triste d'en arriver là alors que la SPPF est la seule responsable...
    QUand à leur alternative qu'est le "téléchargement légal", c'est encore plus chiant que d'aller en garde à vue:
    Si on a pas Internet explorer 6 (pas le 7 ni le 5 hein? :D .
    Ou que l'on a pas windows media player 6; 7; 8 ;9 ;10 ou 11, le media ne sera pas lu.

    Résultat, à chaque fois, je suis obligé de télécharger le MP3 via un résau P2P et ce uniquement pour pouvoir m'en servir.

    C'est une honte!!! Ces limites (DRM) n'ont aucune raison d'être puisque de toutes façons, on peu l'obtenir facilement et gratuitement sur le P2P, le MP3! (pas vraiment malin d'un point de vue commercial de faire chier l'utilisateur quand on est déjà plus cher que les autres services... enfin... )

    Ces majors ont finis par se faire duper par ceux qu'ils dupaient depuis si longtemps... aujourd'hui, ils ont les boules mais c'est bien fait pour eux: c'est uniquement parce que ces majors nous faisaient un trou intolérable dans nos économies qu'il y a eu une réaction de "préservation".
    Ils peuvent toujours essayer d'annuler la tendance mais à mon avis, ils seront morts avant ;)
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