Linux doit-il intégrer des DRM ?

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Quand on sait que Linus Torvald est absolument contre les Mesures Techniques de Protection, la déclaration lors de la conférence LinuxWorld de Jeff Ayars, vice-président de RealNetworks, a de quoi surprendre : "Pour Linux, le fait ne pas supporter les DRM aura pour conséquences que seuls Microsoft et les produits concernés seront les plateformes disponibles sur le marché. ( ... ) Linux sera relégué à son utilisation dans le domaine des serveurs et des entreprises, dès lors qu'il refusera de fournir les technologies multimédia au public.".

Les systèmes GNU/Linux à vrai dire, connaissent déjà des difficultés multimédia. En effet, à moins d'acquérir une distribution commerciale, l'OS ne contient souvent que des codecs libres : pas de lecteur MP3, de décrypteur DVD ou de plugin flash. La plupart des utilisateurs installent ces derniers juste après avoir migré et cela ne pose la plupart de temps pas de problème. Mais quand tout sera vérrouillé, que se passera-t-il ?

Demain on Redessine le Monde

Les Digital Right Management sont en effet une actualité brûlante. Au coeur du dispositif DADVSI, ils sont aussi inclus dans de nombreuses technologies d'aujourd'hui (FairPlay, Starforce, Palladium...) et de demain (Windows Vista et son Protected Media Path ou encore le TCPA). La consommation est donc en train de prendre un tournant vers un marché où le consommateur n'a pas tous les droits sur le produit qu'il achète. Mais si la majorité des produits les intègrent, qui voudrait alors d'un système d'exploitation qui n'a pas accès à la plupart des média ?

Georg Greve, président de la Free Software Foundation Europe, prend le problème à l'envers : "Les plateformes sans DRM sont à deux doigts de gagner en popularité. Heureusement, c'est au consommateur de décider quel marché il voudra demain. Et sa réponse est claire : il ne veut pas de DRM ! Plus tôt nous aurons enterré cette idée stupide qui veut que l'industrie culturelle contrôle l'utilisation d'un ordinateur, plus tôt nous verrons de réelles offres alternatives." En définitive, c'est l'industrie qui désire cette technologie, par forcément le client, et son refus d'être contrôlé pourrait l'amener justement vers le monde du logiciel libre.

Il faut bien dire que quand Firefox est arrivé sur le marché, de nombreuses pages Web s'affichaient mal car avec ce butineur car codées avec des outils propriétaires et hétéroclites. Aujourd'hui ce constat est de plus en plus rare, les surfeurs sont maintenant 10 % à choisir le Panda Rouge, une part de marché qu'aucun commercial ne veut ignorer. Et si les DRM avait besoin du libre pour survivre, d'où cette annonce ?

Source : Generation-NT
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15 commentaires
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  • H-hich
    Si Linux pouvait nous debarasser de ces ####ries ca ferait de mal a personnes.
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  • rodscour
    Citation:
    Les plateformes sans DRM sont à deux doigts de gagner en popularité.

    C'est précisément le cas pour moi : je suis passé à linux depuis que ces fameux DRM sont dans l'air du temps. Ça me rassure de ne pas être seul.
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  • zebob
    Il me semblait que c'était RMS qui était franchement contre, surtout en incluant la lutte contre ceux-ci dans le brouillon de la GPL v3.
    Sinon en Europe on s'approche plus de 20% Firefox, c'est aux États-Unis qu'on vient de passer les 10% il me semble.
    Concernant l'article, je doute que beaucoup de personnes changent d'OS à cause des DRM. Peu de gens comprennent réellement la portée de ces systèmes et leurs implications morales.
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