Un mystère vieux de 800 ans résolu grâce à la technologie

Une équipe de l’Université Tor Vergata de Rome, en Italie, vient de résoudre l’un des grands mystères des archives secrètes du Vatican. Les tâches violettes sur le parchemin de Laurentius Loricatus seraient en partie dues aux Gammaproteobacteria. Pourquoi ces tâches violettes sont si étranges ? Parce qu’au delà de leur origine inexpliquée, elles apportaient aussi un aspect mystique à l’histoire personnelle de Laurentius Loricatus. En effet, alors qu’il était adolescent, ce dévot aurait accidentellement tué un homme. Pour se repentir de ce pêché, il aurait décidé de vivre 34 ans enfermé dans une grotte.

De nouvelles méthodes d'analyse de l'ADN 

« Des microbes marins ». Ce ce seraient eux les responsables des tâches violettes apparues sur le parchemin de 800 ans racontant la repentance de Laurentius Loricatus, selon l’auteure de l’étude, Luciana Migliore, de l’Université Tor Vergata de Rome. Les analyses des séquences d’ADN prélevées sur le parchemin en peau de chèvre ont révélé la présence importante des bactéries Gammaproteobacteria sur les tâches violettes. 957 types de bactéries ont en effet été identifiés sur les tâches violettes contre 407 sur les zones intactes. La prolifération des tâches violettes est en revanche due aux conditions de conservation probables du rouleau dans les monastères, selon Luciana Migliore. En effet, l'humidité, les traces de moisissure témoignent et les variations de températures expliqueraient les différentes variantes de violet et leur étalement.

Cette découverte a été possible grâce à de nouvelles méthodes d'analyse de l'ADN réalisées par un laboratoire au Texas. Le résultat de l’étude a été publié dans Scientific Reports, le 7 septembre dernier. Mais, très vite, la communauté scientifique a pointé du doigt cette étude. Guadalajara Pinar, de l’Universität für Bodenkultur, en Autriche, a souligné dans un autre article les limites de la démarche de l’équipe italienne, en mettant directement en cause la technologie utilisée. Celle-ci se baserait sur un nombre assez faible de séquences ADN. Si les résultats ne sont pas contestables, l'échantillon utilisé serait trop faible pour aboutir a de telles conclusions selon lui.

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