Un nouveau support de stockage à l'étude

Jusqu'à présent, vous pouviez stocker vos données au choix, sur des disques durs (des plateaux magnétiques, qui tournent en permanence), de la mémoire Flash (qui comme les disques durs à la capacité d'être réécrite et de ne pas perdre ses informations après coupure électrique). On peut également utiliser des supports optiques, tels que les CD-ROM, les DVD-ROM, et bientôt, les disques Blu-Ray et consorts.

On sait également qu'un "nouveau" (à l'étude depuis les années 90 chez IBM) type de RAM, la MRAM (pour Magnetic-RAM), qui aurait les propriétés de la RAM traditionnelle, c'est à dire, latence très faible, débits conséquents, sans son inconvénient majeur : la perte des données en l'absence d'alimentation électrique, se fait tendrement attendre.

Du côté de la science fiction, l'utilisation des hologrammes est également à l'étude, et devrait donner des résultats intéressants. Si vous êtes un tant soit peu attentif au monde scientifique qui vous entoure, vous n'êtes pas sans savoir qu'il est très tendance actuellement de travailler sur les nano-technologies. Même de grandes marques en font la promotion, de ces nano-technologies.
Il semblerait qu'une application qui concerne l'informatique puisse voir le jour : le stockage de données. On sait en effet créer, grâce aux recherches en nano-technologies, des "microfils". Un fil central, en métal, d'un diamètre de 1 à 20 micromètres (10^-6 m), entouré d'une gaine de dimension comprise entre 5 et 20 micromètres. Ces dimensions rendent ces fils totalement flexibles.
Tout l'interêt réside alors à utiliser un métal qui ait des propriétés magnétiques. Le procédé est assez simple. Il suffit de magnétiser le dit fil, la polarisation représentera un état défini. Par exemple, on polarise positivement, et on a fixé qu'une polarisation positive équivalait à un état électrique à 1. Ainsi, on peut stocker les informations, de la même manière que sur un disque dur (le même principe magnétique), et de manière similaire à un stockage optique (où là la différence 1 (respectivement 0) se fait en réalité sur la présence (respectivement l'absence) d'un "trou" dans le medium.

Bien évidemment, le microfil est au préalable divisé, afin de "simuler" les secteurs. Chaque secteur va stocker un bit (un état à 0 ou 1). Ainsi, selon les chercheurs, un microfil de 10cm permettrais de faire pas moins de 10 millions de secteurs. À raison d'un bit par secteur, on a donc 1.25Mo de stockés (et non 10 Go comme annoncé dans la source). La lecture se fait simplement en lisant l'état de polarisation du secteur visé, puis en l'interprétant. Cependant, il semble clair qu'à l'heure actuelle, les temps d'accès doivent être assez important.

Si sur le plan théorique cette initiative est intéressante, elle ne verra pas d'application contrète intéressante tout de suite. Un stockage de 1.25Mo, avec des temps d'accès gigantesques (comparativement à ce que peuvent ne serais-ce que les disques durs actuels) n'interessera clairement personne. Avec l'avènement des nano-technologies, et une miniaturisation qui explosera, il est en revanche très probable que la densité d'informations qui pourra être enregistrée grâce à cette méthode soit bien supérieure à celle des disques actuels, dont certains chercheurs prédisent qu'on attendra d'ici quelques temps les limites.

Source : PhysOrg.com
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11 commentaires
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  • dilibouille
    Waou !

    Les nano-technologies... en plein coeur de la science-fiction à une difference près que c'est pour demain...
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  • babysylvester
    ?!?!?!?! tout simplement halucinant !!!

    *********euh la teleportation c'est pour quand? :-D :jesors:
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  • jun
    La vrai science fiction aujourd'hui c'est le moment ou on attendra des limites infranchissable, l'utilisation de l'atome (donc l'ordinateur quantique), à ce moment on pourra pas faire plus petit... Que ferons nous alors ?
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