Need for Speed : la Geek Critique

Le pitch : Tobey Marschal est un jeune mécano de la côte est des États-Unis aussi habile sous une voiture qu’à son volant. Mais à cause de son ancien rival Dino Brewster, il se retrouve en prison pour un crime qu’il n’a pas commis. À sa sortie, il décide alors de rallier la côte ouest pour participer à la De Leon, une course clandestine qui oppose les meilleurs pilotes du pays, dont Dino. Mais les 5 000 kilomètres qui séparent les deux villes ne seront pas de tout repos…

5 raisons d’aller voir (ou pas) Need for Speed

Adapter un jeu vidéo en film est toujours une opération périlleuse. Nombreux sont les réalisateurs à s’y être cassé les dents. C’est d’autant plus délicat lorsqu’il s’agit de jeu de course, rarement scénarisé. Heureusement pour Scott Waugh, la série Need for Speed s’est habituée dans certains opus à proposer des intrigues. Les films de voiture sont surtout représentés par une saga à succès qui dure depuis plus de 10 ans : Fast and Furious. Need for Speed parvient-il à faire la différence et à renouveler le genre ?

1 - Oui - Parce que le film parvient à trouver sa propre identité

Mis à part Fast and Furious, les amateurs de voitures n’ont pas grand-chose à se mettre sous les yeux dans les salles obscures. Need for Speed démarre donc avec une belle pression et on a craint, dès les premières minutes, la comparaison avec la série à succès. Bonne nouvelle, ce n’est pas du tout le cas. Le film parvient rapidement à trouver son identité en s’inspirant librement d’un épisode du jeu vidéo, The Run. Le rythme des courses de rues correspond parfaitement à l’ambiance du jeu, où se succèdent les paysages en traversant les États-Unis. Aaron Paul, dans son premier grand rôle au cinéma après Breaking Bad, anime parfaitement l’envie de vengeance du jeune pilote, sur une bande-son aussi nerveuse que réussie.

2 - Oui - Parce que 5 666 chevaux

L’une des clés pour un bon film de voiture réside bien entendu dans son garage. Sur ce point, Need for Speed ne déçoit pas et les amateurs vont pouvoir s’en donner à cœur joie : tout au long du film s’enchainent des bolides en tout genre, des légendes de l’histoire américaine que sont les Chevrolet Camaro de 68 et Pontiac GTO 66 aux supercars les plus puissantes de la planète. L’une des courses réunit pas moins de 5 666 chevaux avec seulement six véhicules parmi les plus exclusifs (et désirables) au monde : Koenigsegg Agera R, Bugatti Veyron Grand Sport, McLaren P1… Rares sont les modèles commercialisés sous le million d’euros et à plus d’une centaine d’exemplaires.

3 - Oui - Parce que les cascades sont impressionnantes

Sans cascade, un film comme Need For Speed n’aurait pas grand intérêt. Sur ce point, c’est un véritable feu d’artifice (en même temps, le réalisateur est lui-même un ancien cascadeur). D’abord, certaines prises de vues sont particulièrement immersives, à commencer par des points de vue omniscients (ou Point of View) qui nous mettent carrément à la place du conducteur au volant de grosses cylindrées. Et s’enchainent carambolages, voitures qui s’envolent… On en prend plein les yeux et les oreilles et le plus impressionnant, c’est que les cascades ont été tournés sans images de synthèse.

4 - Non - Parce que le scénario n’est pas fou

Le scénario de Need for Speed tient probablement sur une page A4. Une histoire de vengeance au volant, c’est vu et revu. À défaut d’une intrigue palpitante, l’ensemble est suffisamment bien ficelé pour éviter au spectateur de se poser des questions et impressionner par les nombreuses cascades. En clair, ne pas oublier pas de laisser son cerveau à l’entrée. Au moins peut-on noter que l’un des ingrédients classiques du genre, à savoir des bimbos systématiques aux côtés des voitures, n’est pas trop mis en avant ici. À quelques répliques près, on passe même à côté du traditionnel machisme masculin dès qu’une femme pose ses mains sur le volant.

5 - Oui et non - Parce que le vrai héros du film, c’est la Mustang

Autant on a l’habitude du placement de produit au cinéma, autant dans Need for Speed, un véhicule est particulièrement présent : la Mustang. Les fans du modèle mythique de la marque américaine Ford vont être aux anges. En plus de passer la majeure partie du film en compagnie de la Ford Shelby GT500, Need for Speed s’offre en prime la première apparition sur grand écran de la dernière Mustang, prévue pour 2015.

Le verdict : Need for Speed n’est certainement pas le plus grand film de l’année, mais il a mérité d’être un bon divertissement autant pour les amateurs d’automobile que pour les fans de la série de jeux vidéo. L’immersion est assurée par des angles de vues impressionnants et les cascades s’enchainent sur un rythme endiablé. Dommage, comme souvent dans ce genre de film, que le scénario tienne dans un mouchoir de poche.

Note : 3/5

Need for Speed Trailer

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