Nintendo Switch : on craque pour la nouvelle console hybride ?

Enfin ! Après nous avoir fait attendre pendant des mois et des centaines de rumeurs sur son « projet NX », Nintendo vient enfin de sortir la Switch, sa nouvelle console portable, mais de salon, mais également nomade, mais qui se branche aussi sur une TV. C’est donc l’occasion pour nous de poser nos petites mains sur le dernier concept de la firme japonaise en matière de jeux vidéo, qui est très attendue au tournant après le relatif échec commercial de sa Wii U.

5 raisons de craquer (ou pas) pour la Switch

Oui - Parce que la transition de la console à la TV fonctionne bien

C’est le principe même de la Switch : à la fois console portable et console de salon grâce à son dock fourni dans la boîte, et qui permet de la relier à une TV, le nouvel appareil de Nintendo joue donc sur les deux terrains. Le principe vendu par Nintendo est simple : vous commencez une partie sur votre TV, et au moment de partir, plutôt que d’arrêter votre partie pour la reprendre une fois rentré, vous emportez simplement la console avec vous en la retirant de son dock. La partie est alors transférée sur l’écran de 6 pouces de la console et quelques secondes plus tard, vous pouvez continuer à jouer comme si de rien n’était.

Le principe est intéressant en vidéo, et il l’est d’autant plus pour les nombreuses possibilités qu’il offre en conditions réelles. Outre la possibilité de jouer en mobilité, cela permet également de jouer tout en laissant la TV libre pour une autre activité. Quelques détails sont toutefois à noter : la résolution 1080p permise par le dock n’est pas disponible sur l’écran de la Switch, limité au 720p. Ensuite, si le passage de la TV à l’écran de la Switch se fait presque immédiatement sans aucun accroc, on constatera cependant que la console chauffe tout de même pas mal une fois sortie de son dock après une ou deux heures de jeu. Si la console dispose d’un ventilateur qui se fera rarement entendre, il semble avoir du mal à conserver sa fraîcheur une fois branchée à la TV. Heureusement, en mode portable, on reste dans des températures raisonnables.

Oui - Pour l’interface et enfin un (presque) vrai online

L'interface de la console, sans être particulièrement révolutionnaire, est plutôt agréable, et assez bien pensée tant pour le contrôle à la manette qu'au tactile. Nintendo a évité la multiplication de menus complexes s'en tenir à un minimum de simplicité et de lisibilité appréciable.


Côté fonctionnalités en ligne, Nintendo a toujours accusé un certain retard par rapport à ses concurrents : la Wii s’essayait timidement au jeu en ligne quand le Xbox Live et le PSN cartonnaient, et la Wii U lançait un semblant de communauté avec le Miiverse quand Microsoft et Sony maîtrisaient déjà bien le sujet. Avec la Switch, Nintendo a tenté de simplifier quelque peu les choses et de rendre son service plus intéressant.

En créant son compte, ou en utilisant un compte déjà créé sur 3DS ou Wii U, on peut alors lier ses différents portefeuilles pour n’en avoir plus qu’un seul, et ainsi centraliser ses devises pour les différentes machines. Mieux encore : les achats ne sont désormais plus totalement liés à la console sur laquelle ils ont été achetés. Les utilisateurs peuvent maintenant définir une Switch principale sur laquelle les jeux seront accessibles. S’ils changent de console plus tard, ils pourront alors déclarer cette dernière comme principale, et y télécharger à nouveau leurs jeux. Attention cependant : les sauvegardes de jeux ne peuvent, pour l’instant, pas être transférées d’un appareil à l’autre, et devront être perdues en cas de changement de console.


Côté communauté, Nintendo conserve toujours cette horreur de code ami, mais propose toutefois de nouveaux moyens d’ajouter des contacts. Il est ainsi possible de se connecter à une autre Switch à  proximité pour l’ajouter à ses amis, ou encore de retrouver une trace des utilisateurs rencontrés en ligne pour les ajouter ensuite. Enfin, un système de suggestion d’amis pourra permettre à certains joueurs de retrouver des connaissances en commun avec leurs propres contacts, ou bien des contacts que vous avez ajoutés sur Super Mario Run ou Miitomo.

Nintendo promet encore plus de choses pour son service en ligne, mais pour cela, il faudra toutefois patienter. En effet, son lancement officiel n’est prévu que pour l’automne 2017, mais les différentes fonctions seront disponibles au fur et à mesure durant la période de bêta qui s’étendra jusque-là. Gratuit dans un premier temps, le service sera ensuite facturé 20 euros par an pour son lancement, et proposera entre autres des accès gratuits à certains jeux, ou encore une connectivité avec une application pour smartphones à paraître cet été.

Le service s’annonce donc prometteur, même si son retard pénalise quelque peu la console de Nintendo pour l’instant.

Non - Pour l’autonomie limitée

La Switch dispose d’une batterie de 4130 mAh, correct mais pas franchement exceptionnel, surtout en considérant les besoins d’énergie assez importants de la console en mode portable. Il n’y a pas vraiment de surprise lors des tests : on dépasse à peine les 3 heures d’autonomie en jouant à Zelda en mode portable avec un casque branché et la luminosité aux trois quarts. C’est suffisant pour occuper un passage aux toilettes ou une attente chez le dentiste, mais à l’évidence trop court pour un trajet en train ou en avion.

Malheureusement, si la 3DS permettait par exemple de désactiver la 3D pour ronger un peu sur son autonomie assez courte, la Switch propose assez peu de leviers pour changer cette fatalité. Baisser la luminosité ne fera pas de miracle, et le son volume sonore ne semble également avoir que peu d’impact. Pire : la plupart des batteries portables ne vous seront d’aucune utilité, la console réclamant 15 volts et 2,6 ampères pour s’alimenter et se recharger, bien plus que ce que fournissent la majorité des modèles.

Non - Pour l’ergonomie douteuse

S’il est un domaine dans lequel Nintendo a fait des envieux, c’est dans celui de l’ergonomie de ses consoles et manettes. Malheureusement, la Switch ne marche pas vraiment dans les traces de ses grandes soeurs. Fait aberrant : la désormais traditionnelle croix directionnelle a disparu de la console, remplacée par quatre boutons pour les directions, un choix étrange et beaucoup moins ergonomique justifié en partie par le fait que ces boutons sont utilisés lorsque le module de gauche est mis à l’horizontale pour être utilisé comme manette.

Pour les joueurs ne souhaitant pas poser leurs mains autour de leur console, Nintendo a eu la bienveillance de fournir un support pour ses Joy-Con, afin de les regrouper pour en faire un semblant de manette à utiliser avec la Switch. C’est particulièrement utile pour utiliser la console en mode TV, puisqu’on profite ainsi d’une manette à utiliser depuis le canapé, mais les deux modèles plats des Joy-Con s’avèrent vite assez gênants pour une utilisation prolongée. En effet, les doigts viennent buter contre la partie inférieure, ce qui devient assez rapidement irritant. Ce problème se rencontre d’ailleurs lorsque les Joy-Con sont connectés à la console, le tout formant une tablette parfaitement plate, mais finalement assez peu ergonomique sur la durée.

Tous ces problèmes peuvent être réglés à condition d’investir dans une manette « Pro », comme l’appelle Nintendo : on retrouve alors la fameuse croix, une disposition des boutons un peu plus agréables et deux grips qui tiennent bien en main. Problème : ladite manette s’échange contre pas moins de 70 euros.

Non - Parce que ça manque de jeux

Cette fois, on se retrouve sur un terrain assez classique avec les consoles de Nintendo : à peine sortie, la Switch accuse déjà un certain manque de jeux originaux pour justifier de son achat. Certes, son premier titre The Legend of Zelda : Breath of the Wild tient du chef d’oeuvre, mais les autres titres ne rendront pas tous les joueurs aussi enthousiastes, et ce ne sont pas les quelques rééditions de jeux Neo Geo (KoF 98, Metal Slug 3, Shock Troopers, etc.) qui vont changer la donne.

Le futur ne s’annonce d’ailleurs pas beaucoup plus radieux : Mario Kart 8 Deluxe ne sera qu’une réédition du jeu déjà disponible sur Wii U, et rien de bien révolutionnaire ne s’annonce avant l’arrivée de Mario à la fin de l’année. Restent le plutôt original Snipperclips et quelques jeux indépendants pour passer le temps, ce que Nintendo a d’ailleurs compris en annonçant l’arrivée prochaine de 60 jeux indépendants sur sa nouvelle console.

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1 commentaire
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  • Pandardo
    Un test clairement orienté et manquant d'objectivité.
    L'autonomie pour une console de cette puissance est tout a fait dans les standards actuels (portables, tablettes, etc). Le manque de jeux, c'est juste un gros LOL, une console qui vient de sortir ne sort JAMAIS avec 50 jeux, ce n'est jamais arrivé et ça n'arrivera fort probablement jamais.
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