« Sauvons la Recherche »

Pas de rapport premier avec l'informatique, mais il me semblait important de signaler cette information.

Ceci est le communiqué de presse du collectif « Sauvons la Recherche », qui rassemble une énorme partie des chercheurs français contre les coupes budgétaires.

Une réunion du collectif « Sauvons la Recherche » a eu lieu ce mercredi 28 janvier 04.

La pétition « Sauvons la Recherche » lancée le 7 janvier a recueilli à ce jour plus de 30 000 signatures de personnels de recherche, et plus de 13 000 signatures de citoyens soutenant notre démarche.



A ce jour, nous n'avons aucune réponse concrète du gouvernement ou du Président de la République aux demandes du Collectif, concernant 1) un collectif budgétaire immédiat pour préserver un emploi scientifique pérenne 2) un moratoire sur la loi de programmation de la recherche afin que celle-ci prenne en compte les conclusions d'un très large Colloque National de la Recherche 3) le versement immédiat des sommes dues au titre du budget 2002.

Devant cette situation, nous avons déclenché le dispositif par lequel la démission des directeurs d'unité deviendrait effective. Au cours du mois de février, des opérations "Science en berne" seront organisées dans toutes les régions de France par notre collectif en liaison avec tous les acteurs de la recherche nationale qui voudront bien s'y associer. Elles permettront d'expliquer directement à nos concitoyens les raisons de notre action et en particulier, pourquoi la Recherche est en danger, en quoi il s'agit d'un enjeu national qui nous concerne tous. Si nous n'avons pas de réponse satisfaisante à nos demandes, une assemblée générale des directeurs d'unités sera convoquée le 9 mars 2004. C'est au cours de cette assemblée que la démission sera décidée collectivement et signée individuellement. Plus d'un tiers des directeurs d'unités des organismes de recherche ont déjà signé cet engagement et ce nombre ne cesse de croître.

Dernière minute : une délégation du Collectif a rencontré aujourd'hui Claudie Haigneré, Ministre de la Recherche et Philippe Braidy, directeur de cabinet, à la demande du Ministère. Nous avons rappelé que la suppression de 550 postes dans les EPST ajoutée à l'absence de création de postes à l'Université équivalait à une rupture de contrat vis-à-vis des jeunes qui se sont engagés dans la voie de la recherche il y a quelques années, et que seul un collectif budgétaire permettrait de corriger cela. Une fin de non recevoir très ferme a été opposée à cette demande.

Contacts :
Bertrand Monthubert recherche-en-danger@apinc.org
Fernando Arenzana farenzan@pasteur.fr 01 45 68 82 63
Thierry Galli thierry.galli@fer-a-moulin.inserm.fr 0145 876 156
Jean Salamero salamero@curie.fr 01 42 34 63 81 / 83
Alain Trautmann, trautmann@cochin.inserm.fr 01 40 51 65 56

Source : http://recherche-en-danger.apinc.org/article.php3?id_article=221
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4 commentaires
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  • nirvana@IDN
    Merci Lissyx
    Pourrais-tu rajouter un lien vers la pétition?

    C'est un sujet très important la recherche, à mettre au même titre que l'emploi ou l'écologie.

    Sans la recherche, rien n'est possible, aucune évolution, et l'on tombe dans un grand cercle de décadence.
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  • bouba31
    quand on recherche du boulot, ça compte ?

    signé: un étudiant qui a préféré faire ingénieur que chercheur, et qui se retrouve à chercher un emploi d'ingénieur...

    @+ 8-)
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  • Poil@IDN
    Il est grand temps que les Pouvoirs Publics s'occupent de la dégénéréscence de ce secteur que représente la recherche.

    Ca va faire plus de 15 ans et même plus dans certains domaines que la France se retrouve carrément larguée. :hum:
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