Il provoque une crise d’épilepsie par GIF et se fait arrêter par le FBI

John Rayne Rivello, un américain de 29 ans, vient d’être arrêté par le FBI et inculpé pour « coups et blessures volontaires avec une arme mortelle ». Il lui est reproché d’avoir harcelé en ligne Kurt Eichenwald, journaliste pour Newsweek et Vanity Fair, auquel il aurait notamment envoyé un GIF animé contenant des images qui lui auraient provoqué une crise d’épilepsie.

Tout a commencé en décembre 2016, alors que Kurt Eichenwald reçoit sur Twitter un message de John Rayne Rivello : « tu mérites de subir une crise d’épilepsie pour à cause de tes messages ». Le journaliste, ouvertement opposé à Donald Trump, n’a jamais caché son épilepsie dans ses échanges. Cette menace a été concrétisée peu de temps après par l’envoi d’un mail contenant un GIF animé contenant des images stroboscopiques, un stimulus connu pour provoquer des crises chez les personnes sensibles. L’affaire commence alors à faire du bruit, et le FBI s'en est saisi afin de retrouver l’internaute en question, dont l’identité est alors inconnue.

3 mois d'enquête chez Twitter, AT&T et Apple

Il faudra cependant trois mois d’enquête avant que les autorités parviennent à mettre la main sur l’auteur, poursuivi selon la loi fédérale qui couvre le harcèlement en ligne. Le FBI contacte d’abord Twitter pour obtenir des informations sur l’auteur, et si le réseau social accepte, les données en question ne sont pas bien utiles : l’intéressé n’utilisait le compte en question que depuis une carte SIM prépayée, donc intraçable à elle seule, en utilisant une fausse adresse mail. Il faudra alors se tourner vers AT&T, opérateur américain propriétaire du réseau sur lequel était utilisée la carte SIM en question. Si l’entreprise n’est toujours pas capable d’identifier le propriétaire de la ligne, il peut en revanche révéler une information cruciale : elle a été utilisée sur un iPhone 6.

Les agents fédéraux se rendront alors chez Apple, qui parviendra alors à identifier le propriétaire du compte iCloud associé au smartphone en question, compte qui contenait précisément l’image stroboscopique utilisée sur Twitter, ainsi que d’autres informations laissant penser que l’envoi de l’image dans le but précis de provoquer une crise au journaliste avait été prémédité.

Il est rare qu’un internaute poursuivi pour harcèlement en ligne se retrouve finalement inculpé pour des faits d’agression, en l’occurrence de « coups et blessures volontaires avec une arme mortelle ». Dans ce cas précis, l’arme mortelle est constituée du GIF animé et des moyens utilisés pour la faire parvenir à la victime.

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