Twitter refuse de donner l'identité d'un utilisateur et attaque l'administration Trump

L’administration Trump vient d’essuyer un revers de la part de Twitter, qui a refusé de lui donner l’identité d’un compte diffusant des messages critiques envers le président des États-Unis. En retour, le réseau social a déposé une plainte contre l’administration, rapporte Reuters.

L’entourage de Donald Trump se prend une nouvelle fois les pieds dans le tapis à cause de Twitter. Le compte mis en cause cette fois se nomme @ALT_uscis, contre lequel la Maison-Blanche a déposé une plainte devant une cour de San Francisco. L'administration estime que ce compte critique envers l’administration Trump serait l’œuvre d’au moins un employé fédéral aux frontières du pays. Aux États-Unis, l’USCIS (pour United States Citizenship and Immigration Services) se charge de délivrer les visas et de contrôler les flux migratoires à l’entrée des États-Unis. Ce compte alternatif fait écho à beaucoup d’autres comptes d’institutions américaines, qui ont été recréés sur Twitter avec le préfixe « alt » pour « alternatif » ou « rogue » pour « rebelle », dans le but de critiquer anonymement les décisions de Trump et de son entourage.

L’administration Trump a donc cherché à connaître l’identité de l’auteur des messages auprès de Twitter, qui a opposé un refus, rappelant le premier amendement de la constitution américaine : « Le droit à la liberté d’expression garanti aux utilisateurs de Twitter ainsi qu’à Twitter une protection par la constitution des États-Unis, qui inclut le droit de diffuser anonymement ou sous pseudonyme des opinions politiques ».

Mais Reuters rapporte que la réponse de Twitter ne s’est pas limitée à ce refus ni à cette déclaration, rapportée dans la plainte : le réseau social a porté plainte à son tour, accusant le gouvernement américain de bafouer ainsi les droits constitutionnels de ses citoyens. L’entreprise en profite donc pour se poser en défenseur de la liberté d’expression.

Ce n'est pas la première fois qu'une entreprise de la Silicon Valley se dresse expressément contre Donald Trump. En janvier dernier, quelques jours seulement après son investiture, de nombreux patrons américains avaient fait savoir leur mécontentement face à la politique migratoire du nouveau président. C'est en revanche la première fois que cette opposition prend une tournure juridique.

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