L’UE pourrait rendre illégales les portes dérobées sur les smartphones

Bruxelles pourrait trancher à sa manière sur les différends qui opposent Apple et le FBI aux États-Unis. Depuis l’affaire de l’attentat de San Bernardino, dans laquelle le FBI avait échoué pendant des mois à contourner la sécurité de l’iPhone d’un des tireurs, l’agence américaine a exigé d’Apple et des autres constructeurs qu’ils incluent une porte dérobée dans leurs systèmes, ce que les marques refusent. En Europe, la question pourrait être tranchée de manière nette par le Parlement européen, qui veut rendre un tel dispositif illégal.

C’est un projet de loi qui a été déposé à Bruxelles qui vise spécifiquement ce genre de pratique, qui avait déjà poussé Apple et le FBI à faire appel à la décision d’un juge aux États-Unis. Celui-ci est assez clair sur la manière de traiter les données chiffrées : « lorsqu’un chiffrement est utilisé pour les communications électroniques, le déchiffrement, l’ingénierie inversée ou la surveillance de telles communications devrait être interdits. Les États membres ne devraient imposer aucune obligation aux fournisseurs de service de communications électroniques dont résulterait l’affaiblissement de la sécurité et du chiffrement des réseaux et des services ».

Si cette proposition de loi était approuvée, il serait donc illégal pour tout pays membre de l’Union européenne de réclamer qu’un fournisseur d’accès ou un constructeur apporte son aide pour déchiffrer une communication, comme le FBI l’a demandé à Apple dernièrement.

Ainsi, la proposition de loi s’intéresse aussi aux communications chiffrées de bout en bout, comme ce que propose Whatsapp ou Telegram, entre autres, en garantissant le droit de les utiliser. Ce projet de loi devra d’abord être débattu au Parlement européen avant d’avoir une chance de devenir un texte applicable, et de nombreux points pourraient encore changer avant son éventuelle approbation.

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