Facebook : un employeur attaqué pour «immixtion dans la vie privée»

Le début de l’histoire deviendrait presque classique, du moins déjà vu. Trois travailleuses sociales d’une association de défense de femmes victimes de violences conjugales de Périgueux ont été licenciées pour faute lourde après avoir tenu des propos sur Facebook « injurieux, diffamatoires et menaçants » à l’encontre de leur employeur, selon ce dernier. Après une audience de conciliation sans succès lundi dernier, l’affaire sera finalement jugée par le tribunal des prud’hommes de Périgueux le 14 mars 2011.

Immixtion

L’employeur leur reproche notamment les propos tenus entre les trois employées lors d’une conversation à trois sur le réseau social et a finalement porté plainte contre elles pour « menaces de mort et incitation à la haine ». Nonobstant de contester la retranscription des propos, les trois licenciées ont finalement décidé d’attaquer à leur tour leur employeur pour « interception illicite de communications ». Les profils Facebook des trois employés étant en effet privés, la conversation tenue sur leurs murs ne pouvait pas être lue par quiconque n’était pas ami avec elles. Elles estiment ainsi que la « preuve illicite » n’est pas recevable devant un tribunal et constitue même une « immixtion dans la vie privée ». Une première dans ce genre d’affaires.

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