Les scientifiques retrouvent un ancien virus à partir de l'ADN

L’agent pathogène de la variole équine a été recréé par des scientifiques canadiens à partir des données sur son ADN. En effet, après avoir reconstitué le génome du virus, ils l’ont inséré dans des cellules déjà infectées par une souche voisine. L’horsepox, de son nom anglophone, est ainsi revenu à la vie après six mois de travail qui a demandé un financement de 100000 dollars.

Il faut préciser que le virus en question ne présente aucun danger pour l’homme. Mais son cousin, smallpox, responsable de la variole, a fait près d’un milliard de victimes avant d’être définitivement éradiqué dans les années 1970. L’étude a été dirigée par le virologue David Evans, de l'Université de l'Alberta à Edmonton qui a publié les résultats de ses travaux dans le journal Science. Ils signifient une avancée majeure dans la recherche de nouveaux vaccins et de nouvelles thérapies contre le cancer. Pour sa part, la société pharmaceutique Tonix qui a financé ces recherches espère mettre au point un vaccin plus efficace contre la variole alors que la version actuelle présente de graves effets secondaires.

Cette étude canadienne est loin de faire l’unanimité auprès de la communauté scientifique. Les spécialistes craignent qu’entre de mauvaises mains, la technique soit utilisée pour recréer d’autres virus plus redoutables.

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