[MàJ] Rachat de SFR : Bouygues n'a pas dit son dernier mot

Image Europe 1Image Europe 1


[MàJ du 24 mars 10:30]
Depuis le 14 mars, Vivendi et Altice, propriétaire de Numéricable, sont en négociations exclusives pour le rachat de SFR. Malgré cela, Bouygues semble toujours aussi déterminée à convaincre que son offre est la plus intéressante en ajoutant 1,85 milliard d’euros en cash, soit un total de 13,15 milliards d’euros. La part de capital du nouvel ensemble qui reviendrait à Vivendi passerait à 21,5 %, contre 43 % précédemment. La nouvelle proposition représente 1,4 milliard d’euros de plus qu’Altice, mais surtout, de nouveaux soutiens et partenaires se joignent à Bouygues, à commencer par la Caisse des Dépôts et Consignations, ainsi que la Holding JCDecaux. Il faudra quoi qu’il en soit attendre la fin des négociations exclusives, le 4 avril, avant que Vivendi ne considère cette nouvelle proposition. De son côté, Altice ne devrait pas surenchérir à en croire une information du Wall Street Journal

[MàJ du 14 mars - 14:11]
Le conseil de surveillance de Vivendi, réuni ce vendredi matin, a décidé que le rachat de SFR ne serait négocié qu'avec Altice, déjà propriétaire de Numéricable. L'offre de Bouygues n'est pas pour autant rejetée. Pendant 3 semaines, Vivendi entrera en négociations exclusives avec Altice, lequel a proposé le rachat de 32% du capital pour 11,75 milliards d'euros. Si, à l'issue de cette période, les négociations n'aboutissent pas, d'autres options pourront être envisagées.

[Article originale du 14 mars - 11:30]
À l’occasion d’une Interview sur Europe 1 au micro de Jean-Pierre Elkabbach, le ministre du Redressement productif Arnaud Montebourg a donné quelques informations au sujet de la vente de l’opérateur SFR par son propriétaire, le groupe Vivendi : « J’ai cru comprendre que les dirigeants de Vivendi ont décidé coûte que coûte de vendre SFR à Numéricable ». On connaissait déjà la position du ministre, favorable à l’offre de Bouygues. En effet, cela impliquerait un retour du marché à trois opérateurs, ce à quoi le gouvernement est favorable dans une logique économique. Surtout, Arnaud Montebourg a rappelé son inquiétude quant aux conséquences sur l’emploi si Numéricable venait à être choisi par Vivendi.

Lire : Tout comprendre sur l’Affaire Bouygues - SFR - Free

Patrick Drahi, le président du conseil d’administration d’Altice, qui détient Numéricable, a écrit une lettre au ministre dans laquelle il tente de rassurer le gouvernement. Il s’engage à maintenir les emplois si son offre était retenue, en insistant sur le fait qu’aucun doublon n’existe entre les activités des deux entreprises, contrairement à Bouygues qui doit revendre son réseau. En cas de victoire, Bouygues Telecom a de son côté signé un accord avec son concurrent Iliad, assurant la revente de son réseau mobile « de trop », soit 15 000 antennes et une porte-feuille de fréquences 2G, 3G et 4G.

Le doute subsiste toujours quant à la solidité financière de Numéricable et sa capacité à assumer la dette de l’ensemble crée par le rachat, qui s’élèverait à 10,4 milliards d’euros. Pourtant, l’offre de Numéricable semble donc bien placée, malgré la surenchère, hier, de Bouygues Telecom. Ce dernier a ajouté 1 milliard d’euros à son offre. Mais au final, le plus gros perdant en cas de victoire de Numéricable, ce serait bien Xavier Niel, dont le plan d’un réseau « clé en main » et pas cher s’effondrerait purement et simplement. Les obligations de Free Mobile en matière de couverture 3G de 2016 approchent à grands pas, alors que l’itinérance avec Orange est toujours prévue pour s’arrêter en 2018.

La fin de ce feuilleton devrait intervenir ce soir, à l’issue du conseil d’administration de Vivendi.

Posez une question dans la catégorie News du forum
Cette page n'accepte plus de commentaires
Soyez le premier à commenter
Commenter depuis le forum
    Votre commentaire