[Test] Watch Dogs : on craque ou pas ?

La PS4 et la Xbox One sont sorties depuis déjà plusieurs mois, pourtant la next gen prend toujours son temps pour démarrer. Watch Dogs faisait partie des titres les plus attendus sur ces deux consoles, Nous avons donc passé ces derniers jours sur la version PS4 du jeu, et avons donc pu nous faire une idée précise de ce que la next gen vaut sur les nouvelles consoles.


Watch Dogs nous envoie donc à Chicago dans la peau d’Aiden Pearce, un hacker animé par la vengeance de sa nièce, tuée par un groupe mafieux qui s’en prend à lui. Le pirate informatique part donc à la recherche de ceux qui s’attaquent à lui et à sa famille, principalement armé de son téléphone grâce auquel il peut contrôler n’importe quel système informatique.

Oui et non - Parce que le scénario est long

Le scénario de Watch Dogs est décomposé en 5 actes, chacun divisé en une dizaine de missions en moyenne. Cela pourrait être un avantage, mais le résultat final est assez mitigé : l’histoire progresse finalement assez lentement, et on se rend vite compte qu’un certain nombre de missions font surtout office de remplissage sans vraiment faire avancer l’histoire. C'est d'autant plus décevant qu'en définitive, l'histoire n'est pas aussi dense que le découpage le laisse penser au premier abord. La narration n’est certes pas une chose facile dans un jeu de type « sandbox », où le joueur est libre d’évoluer à sa guise, et cela se ressent assez dans Watch Dogs. Les quelques rebondissements sont ne sont pas franchement surprenants, et on a du mal à s’attacher au personnage d’Aiden Pearce, qui manque quelque peu de charisme.

Oui - Parce que la ville est vivante

Heureusement, le joueur peut facilement casser la routine du jeu entre deux missions, en profitant des très nombreuses activités proposées par le jeu. La carte est relativement vaste, et les développeurs y ont caché une très grande quantité d’épreuves facultatives, qui vont du mini jeu à l’enquête en parallèle de l’histoire principale. Ces activités donnent des bonus d’expérience, qui permettent par la suite de débloquer de nouvelles compétences en piratage, en combat, en conduite ou en fabrication d’objets. Les interactions sont donc très nombreuses : on peut changer la couleur d’un feu ou lever des herses pour semer un poursuivant, s’immiscer dans la vie privée des gens qui nous entourent ou dérober leur compte en banque, surprendre un couple en train de s’embrasser dans une ruelle ou encore venir en aide à une personne en train de se faire agresser.

Oui - Parce que le hacking est bien pensé

C’est LA nouveauté qui a été mise en avant pour ce nouveau jeu d’Ubisoft : le téléphone portable du héros lui permet de s’introduire dans n’importe quel système, d’espionner n’importe quel autre téléphone ou caméra de surveillance, et ainsi de contrôler le monde qui l’entoure. La perspective était intéressante, et il est plaisant de voir qu’elle a été bien retranscrite une fois la manette en main : une touche permet de sortir son téléphone, et de voir en un clin d’oeil les interactions possibles : s’introduire dans un téléphone, pirater une caméra, déclencher l’alarme d’une voiture, faire exploser un transformateur, lever un pont entier… les possibilités sont nombreuses et globalement bien retranscrites à l’écran, et donnent réellement une impression de contrôle assez grisante. Forcément, cet outil est primordial dans les phases d’infiltration, ce qui oblige le joueur à être inventif pour passer les différents obstacles… ou à tout simplement sortir ses armes à feu pour foncer dans le tas, souvent la solution la plus « simple », ce qui peut réduire considérablement l’intérêt du hacking dans certaines phases de jeu.

Oui - Parce que le online est bien intégré

Ubisoft avait promis une partie online intégrée de manière transparente au jeu, et sur ce point, la promesse est clairement tenue. Le jeu ne propose pas de « mode en ligne » à proprement parler : lorsque vous lancez une partie solo, n’importe quel autre joueur peut se connecter à vous si vous l’acceptez dans les réglages. Si l’intégration au jeu est agréable, les modes de jeux proposés sont assez classiques : de la simple partie de cache-cache avec un autre hacker aux affrontements en équipe, il y a de quoi s’amuser, mais pas de quoi prolonger indéfiniment l’expérience de jeu.

Non - Parce qu’il souffre de la comparaison avec GTA

Dans la mesure où Watch Dogs joue clairement dans la même catégorie, il est très difficile de ne pas le comparer au tout récent GTA 5, et ce dès les premières heures de jeu. Les deux titres partagent beaucoup de similitudes, mais malheureusement, celui d’Ubisoft ne surpasse pas vraiment le maître en la matière : La conduite des véhicules n’est pas tout à fait aussi plaisante, la narration n’est pas aussi bien exécutée, et l’espace de jeu, bien que correct, est plus réduit. Watch Dogs a l’avantage de proposer un très grand nombre d’interactions avec l’univers proposé, mais là encore on fait vite le tour des principales activités, et il manque ce petit brin de folie unique à GTA, comme les virées en jet ski ou le saut en parachute.

Watch Dogs

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