Zone-Téléchargement : c'est terminé, mais c'est reparti !

Mise à jour : Zone-Téléchargement est de retour. Moins de 24 heures après sa fermeture, ce site de référencement de contenus illégaux est de nouveau en ligne, et ce, à la même adresse. Quelques administrateurs qui n'ont pas été appréhendés par la Gendarmerie ont dû pouvoir réinjecter une copie du site. Néanmoins, il ne s'agit que d'une vitrine pour le moment. Aucun des liens affichés n'est fonctionnel. En cause, l'absence de DL Protect, le service qui fait le lien entre Zone-Téléchargement et les hébergeurs des fichiers concernés.

Article originel du 29 novembre 2016 à 13h30

La Gendarmerie nationale a annoncé le 28 novembre en fin d’après-midi qu’elle venait de procéder à la fermeture de Zone-Téléchargement.

C’est par un tweet du compte officiel de la Gendarmerie que l’information est tombée. Quelques rumeurs circulaient déjà depuis quelques heures, le site étant totalement inaccessible. Sept personnes  ont été interpellées suite à cette opération. Trois d’entre elles ont été placées en garde à vue, indique l’AFP.

Ouvert depuis 2011, Zone-Téléchargement n’était pas une plateforme de téléchargement illégal à proprement parler. Il se contentait de référencer les contenus disponibles (films, séries, musiques, jeux vidéo, etc.) sur d’autres services comme Uploaded, 1fichier ou encore Rapidgator. Autant de sites tiers auxquels il assurait une connexion sécurisée via DL Protect, lui aussi mis à mal par les agents du C3N, le centre de lutte contre les criminalités numériques, conjointement avec la section de recherche de la gendarmerie toulousaine.

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Ces plateformes étaient dans le collimateur des forces de l’ordre depuis 2014. Elles avaient été alertées par une plainte conjointe de l’Association de lutte contre la piraterie audiovisuelle (Alpa) et de la Société des auteurs, compositeurs et éditeurs de musique (Sacem).

Outre des arrestations, la Gendarmerie a également saisi deux véhicules de luxe, des biens immobiliers ainsi que des liquidités. De l’argent, il y en avait également à l’étranger via des comptes off-shore à Malte, Chypre et Belize. Le couple Zone-Téléchargement/DL Protect était très rentable avec 3,7 millions de visiteurs par mois (hors mobile) depuis la France et 30% en plus depuis l’étranger (Canada, Belgique, Maroc, Algérie).

Une cible immense qui n’a pas manqué d’intéresser les régies publicitaires. Autant d’argent versé qui n’est pas tombé dans les poches des ayants droit. Dans son tweet, la Gendarmerie nationale estime le préjudice à 75 millions d’euros.

Si les ex-utilisateurs de ces services sont en émoi, l’heure est à la recherche d’une alternative à Zone-Téléchargement. C’est d’ailleurs la première requête qui tombe sur Google lorsqu’on saisit « alter » dans son champ de recherche. Certains espèrent qu’une copie du site a été effectuée et pourra resurgir sur un autre nom de domaine, d’autres passeront aux Torrents, au streaming sur des sites frauduleux ou aux Newsgroups, derniers bastions du téléchargement illégal.

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L’autre solution est de repasser du côté lumineux en tentant l’expérience légale avec Netflix, Spotify, Deezer, Steam ou encore Canalplay. Néanmoins, avec ses milliers de films, musiques, émissions, séries TV, livres, etc. Zone-Téléchargement distillait le plus commun avec des blockbusters, mais aussi le plus rare avec des oeuvres introuvables sur les plateformes légales.

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