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Amputés, ils confondent leurs jambes bioniques avec les précédentes

Trois personnes amputées au-dessus du genou ont reçu une neuroprothèse révolutionnaire. Elle est perçue par le cerveau comme faisant partie de leur corps, exactement comme la jambe qu’ils ont perdue.

Après des années de recherche et des mois de tests, des scientifiques et ingénieurs viennent le publier le succès le leur travail : 3 patients amputés au-dessus du genou et ayant reçu une neuroprothèse de jambe l’ont accepté comme faisant partie intégrante de leur corps.

Image 1 : Amputés, ils confondent leurs jambes bioniques avec les précédentes

Un consortium européen de biotechnologie emmené par des scientifiques suisses a à l’issue d’années de développement réussi à mettre au point une prothèse de jambe qui offre aux patients les mêmes sensations que leur jambe perdue. 3 patients ont eu recours à cette phase de tests de 3 mois dont les conclusions viennent d’être publiées dans le journal Science Translational Medicine.

Le cerveau trompé, leur prothèse est perçue comme leur jambe

Les patients sont capables, grâce a ce progrès technologique majeur, de ressentir quelle zone de leur pied ou leur jambe est en contact avec le sol. Djurica Resanovic est l’une d’entre eux. Elle explique : « Après toutes ces années, je peux enfin ressentir à nouveau ma jambe et mon pied, comme s’ils faisaient partie de moi ». Les chercheurs ont montré le naturel retrouvé dans la marche ou dans des situations plus périlleuses comme les passages d’obstacles, et ce sans nécessiter aux patients de garder un œil sur leurs mouvements.

Cela est rendu possible grâce à la conception de neuroprothèses. En plus de l’aspect purement mécanique, le patient voit implantée dans les tissus sains de sa jambe une interface qui vient transformer les signaux électriques reçus des capteurs en signaux nerveux. Ceux-ci sont directement envoyés au cerveau du patient qui les ressent alors comme naturels. Le prototype dispose actuellement de 7 capteurs de pression placés sous la plante du pied et un encodeur mesurant l’angle de flexion au niveau du genou. Le but est de poursuivre le développement, les tests et de disposer d’un produit commercial à destination des milliers de patients concernés, comme David Aguilar, un jeune homme qui a conçu lui-même sa prothèse de bras en Lego.

Source : Science Daily