Cydia : voyage au pays du jailbreak

Sur quel modèle économiqué est basé Cydia ?

Quelle perte pour les développeurs ?

Romain Goyet, développeur d’applications iPhone et directeur technique de la société Applidium, pose la question du profil type de l’utilisateur du jailbreak. « Est-ce que les gens qui piratent auraient été des acheteurs ? Difficile de savoir. Je pense qu’une fois qu’on a réussi la manipulation, qui n’est pas accessible à tous précisons-le, l’utilisateur va choisir la facilité et ne reviendra pas systématiquement vers l’AppStore. Pour moi, cela reste cependant une affaire d’initiés ». Ce développeur ne craint donc absolument pas le jailbreak et explique que son entreprise, qui vient de transposer le logiciel VLC sur iPad, se rémunère presque exclusivement sur les contrats passés pour la création d’applications, et non sur les revenus publicitaires générées par celles-ci.

Pour rappel, au moment de son lancement, Cydia s’affichait comme une alternative à l’AppStore, gratuite et ouverte à tous. Depuis, c’est une toute autre mélodie que joue l’entreprise de Jay Freeman.

Cydia communique peu sur ses résultats économiques. Tout juste sait-on que l’entreprise, créée en février 2008, empoche 30% sur chaque application vendue, les 70% restant allant à l’éditeur de l’application.

Au coeur de la liste d’applications/fonctionnalités proposées par Cydia, on trouve des bannières publicitaires pour des marques connues et reconnues : eBay, Renault, Google, le magazine Geo, et bien d’autres. Avant le rachat de Rock Your iPhone, Cydia annonçait 250 000 $ de chiffre d’affaires en seulement 4 mois. En extrapolant et en transposant sur une année, cela fait 750 000 $ de CA. Bien loin des résultats financiers affichés par Apple.