58 pouces, 21/9ème et 3D : le test de la nouvelle référence Philips

La 3D version large

Le Philips 58PFL9955H est plutôt réactif, avec 15,5 ms en moyenne à la mesure. Pour les écrans 3D, on ne le dira jamais assez, c’est une mesure importante car la contamination d’une image droite par une image gauche est essentiellement due à la valeur résiduelle contenue dans le pixel. Sans rentrer dans les calculs complexes, on comprend bien que pour afficher deux images successives en 24p, donc en 48Hz, il faut que l’écran soit capable de réagir en 20 ms. En toute rigueur, il faudrait que la constante de temps de l’écran ne dépasse pas 1/3 de cette valeur, soit 6 ms, pour avoir un découpage parfait des images. On est loin du compte quel que soit l’écran LCD/LED ce qui explique sans nul doute la suprématie technique du plasma en 3D.


Dans la pratique

Qualité vidéo
La version « Led Pro » du rétro-éclairage Philips est à contrôle local de la luminosité. Et ça fonctionne bien. Cette implémentation n’a que peu d’impact sur le rendu des couleurs. Dans l’ensemble, les images sont propres, bien contrastées. Mais à cause du format 21/9, la qualité d’image dépend plus que jamais de la source de départ.

Définition
Nos premiers essais avec la première version de l’écran dans ce format 21/9 n’ont pas été à la hauteur de nos espérances à l’époque. La résolution trop élevée de l’écran impose une remise à l’échelle des Blu-ray, et le résultat n’était franchement pas terrible. Mais force est de constater que le constructeur a fait bien des progrès. Le même film diffusé avec le même lecteur Blu-ray 2D offre un résultat bien plus acceptable. Il faut prendre un peu de recul pour ne pas être perturbé par l’apparition d’artefacts de compression exagérés par le téléviseur. Les couleurs sont superbes même si le mode cinéma est un peu froid.

3D
Nous avions des doutes quant à l’intérêt du format 21 :9 pour le rendu 3D. Mais nous avons été agréablement surpris. L’effet de profondeur est impressionnant. On retrouve cependant les problèmes déjà rencontrés chez Philips, avec un crosstalk important dans les zones d’ombres, ce qui rend parfois la projection pénible. On pense notamment aux scènes de forêt d’Avatar. L’adressage 400Hz assure une stabilité suffisante de l’image. Il y a moins d’effets de scintillement. Les lunettes sont confiées à Xpand, spécialiste du genre. Elles sont confortables, mais pas plus légères que la moyenne.

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