[Test] Asus T100 Chi : on craque ou pas ?

L’ère du netbook est achevée. Après plusieurs années de bons et loyaux services, ces petites machines à bas coût cèdent leur place à un appareil plus à la mode : la tablette. Dévoré par ce marché grandissant qui propose toujours plus de modèles sous Android à vils prix, le netbook a tiré sa révérence. C’était pour mieux revenir avec l’ordinateur hybride.

Six ans après le premier Eee PC, Asus s’est lancé sur ce nouveau marché avec le Transformer Book T100, dont voici la seconde itération, le T100 Chi. Tout comme le premier Eee PC de 7 pouces (puis 9, 10 et 11 pouces), il est abordable et fonctionne sur une plateforme Intel Atom. Le reste est radicalement différent puisque le T100 Chi se présente sous la forme d’une tablette associée à un dock-clavier, de quoi coller aux attentes du consommateur de 2015.

Une tablette sous Windows (et non Windows RT), voilà qui semble intéressant. Reste à voir si le tout fonctionne correctement et est bien emballé.

Oui, pour son design réussi (charnière)

Sorti de sa boîte, joliment discrète, le T100 Chi respire une certaine maîtrise de la finition. On est face à un ordinateur compact de 10,1 pouces, avec 1,6 cm d’épaisseur au point le plus haut et 1,1 kg sur la balance. À noter que la partie tablette compte respectivement pour 7,2 mm et 560 grammes dans cette épaisseur et ce poids. Des valeurs raisonnables pour un produit nomade. Pièce maîtresse de l’ensemble, cette tablette arbore un châssis en aluminium et un dos recouvert d’une texture satinée très agréable à prendre en main. Ce n’est pas le cas de sa partie clavier qui doit se contenter d’une finition plastique et d’un unique liseré en aluminium sur son contour. Pour autant, on ne note pas de point négatif à ce sujet. Seul une petite frayeur éventuelle lorsque l’on tient l’ensemble par le bout du clavier. Là, on peut alors voir la coque en plastique se déformer légèrement. Le T100 Chi plie, mais ne rompt pas.

Nomade, l’hybride d’Asus doit pouvoir se transformer en tablette rapidement. Pour cela, les ingénieurs de la firme taïwanaise ont dessiné une charnière aimantée. Ni trop dure, ni trop molle, elle permet de dissocier facilement et sans effort les deux parties de l’ordinateur. Une bonne idée grâce à laquelle on peut se passer d’un bouton poussoir bien moins pratique.

Au milieu de toutes ces impressions mirifiques, s’est glissée une imperfection : l’ouverture. Aucun point d’accroche n’apparaît sur la machine. Aussi, on s’échine à écarter l’écran du clavier. Sans ongles, c’est quasiment peine perdue. Ca gâche l’ergonomie. Dommage.

Oui, pour son clavier Bluetooth

Tablette, mais aussi PC sous Windows à part entière, le T100 Chi se pare d’une partie clavier, comme vu précédemment. Si elle fonctionne lorsque l’écran y est raccordé, elle est également opérationnelle à distance. En réalité, Asus a penché pour une interface Bluetooth, tout comme pour le T300 Chi, grand-frère du PC présenté ici. Un procédé ingénieux qui multiplie les possibilités d’utilisation. Fonctionnant sur batterie, ce clavier ne se recharge que par microUSB via la tablette ou un chargeur externe. 


Pratique à l’usage, la charnière du T100 Chi n’accueille aucune connectique. Aussi, même « docké », l’écran ne reçoit les informations du clavier que par Bluetooth. Cette communication exclusive est malheureusement perturbée par une mise en veille systématique du dock afin de préserver son autonomie. On observe ainsi une latence récurrente lorsque l’on presse les touches ou active le pavé tactile après une période d’absence.

Non, pour ses ports microUSB

Fin et léger. C’est vrai qu’Asus a fait fort avec ce T100 Chi. Mais on n’obtient pas un sabre sans en payer le prix. Exit donc les gros ports USB trop encombrants. L’utilisateur du T100 Chi n’a pas d’autres choix que de faire avec les deux ports microUSB qui garnissent la tablette. Il faut donc un adaptateur pour y brancher clés USB, disques durs et autres périphériques. 


C’est là que le bât blesse puisqu’aucun cordon idoine n’est inclus dans la boîte. C’est au consommateur de se fournir par ailleurs. Pire, ce port microUSB est sous-alimenté et ne permet même pas de lire un disque dur sans alimentation externe. Sans transformateur, on en est réduit à passer par le réseau ou par une clé USB (avec adaptateur) pour transférer ses données. Un port microSD est bien présent sur le flanc droit de l’appareil, mais ce n’est pas suffisant pour un utilisateur lambda. En revanche, il sera utile pour élargir l’espace de stockage limité à 32 ou 64 Go, en fonction de la version choisie.

Oui, pour son bel écran

Le T100 Chi offre une diagonale de 10,1 pouces. Comparé à son modèle de 2013, il n’est plus cantonné au 1366 x 768 pixels. Asus a revu sa définition à la hausse et pousse jusqu’en 1920 x 1200 pixels. De quoi profiter confortablement de ses films et des contenus streaming en Full HD.

Très lumineuse et disposant de noirs profonds, la dalle IPS du T100 Chi est aussi un peu salissante et accroche facilement les traces de doigt. À noter également que, comme tout tablette, son verre protecteur brillant ne facilite pas son usage en extérieur.

Oui, pour ses performances honnêtes

Bien entendu, lorsque l’on parle d’Atom, on a des relents de low-cost et des performances au rabais qui y sont communément associées. Néanmoins, depuis l’époque de netbooks, Intel a connu plusieurs générations de ces petits processeurs. Aujourd’hui, il se pourrait donc que cette gamme soit plus à même de répondre aux besoins des consommateurs.

Asus remplace donc le Z3740 du T100 par un Atom Z3775 sur le T100 Chi. La machine gagne 500 MHz en charge (turbo boost) et un processeur graphique légèrement plus rapide. Au final, la différence n’est pas transcendante. On est toujours sur une humble configuration qui satisfera les usages de base de l’informatique à commencer par le surf, la lecture vidéo et la bureautique. Côté jeu, le T100 Chi pourra lancer quelques titres 3D peu gourmands, en abaissant les options graphiques, mais ce n’est clairement pas une machine destinée à cela.

Non, parce qu’il n’a qu’une batterie

Le T100 Chi est équipé d’une batterie dans sa partie tablette, mais pas dans son dock clavier. Point de module secondaire pour prolonger l’autonomie. L’accumulateur installé dans le clavier lui est réservé.

Un handicap pour la machine d’Asus qui ne tient alors que 5 heures. De son côté, un Toshiba Click Mini parvient à dépasser les 8 heures d’autonomie grâce à une double batterie. Bien entendu, en usage tablette, il ne profite pas de cet avantage.

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