[Test] Canon EOS 760D : le plus expert des boitiers reflex amateurs ?

Une ergonomie « expert »

Le pilotage du boitier a été particulièrement soigné et Canon a pourvu son 760D de plusieurs éléments traditionnellement réservés aux boitiers experts ou aux baroudeurs (ex : appareils Pentax). Surplombant le sélecteur assurant la mise sous tension et le basculement en mode vidéo, le traditionnel barillet de choix des modes situé sur l’épaule gauche est ainsi muni d’un petit bouton de verrouillage empêchant le basculement inopportun et fortuit dans un autre mode. Ça n’a l’air de rien, mais en pratique c’est souvent très utile.

Deuxième élément inattendu dans cette gamme, on trouve à droite de la griffe flash un petit écran LCD noir et blanc permettant de vérifier les principaux réglages d’un simple coup d’œil. Là encore, c’est le genre d’élément qui fait souvent une différence sensible sur le terrain. Il est surplombé des boutons permettant d’accéder directement au choix des collimateurs AF et de leur type de groupement, c’est très utile en pratique, à la sensibilité et enfin à l’éclairage du petit écran pour une meilleure lisibilité la nuit. Au-dessus on retrouve la première molette de réglage ainsi que le déclencheur au sommet de la poignée.

Sur la face arrière, les touches Menu et Info sont situées en haut à gauche, alors qu’on trouve à droite du viseur celle qui permet le passage en mode liveview (ou visée directe, par l’écran arrière). Les boutons permettant de zoomer/dézoomer lors de la lecture d’image sont placés à droite du repose pouce. À droite de l’écran orientable et tactile multipoint, qui permet donc d’agrandir les zones de l’image avec deux doigts comme avec un smartphone, sont positionnées les touches Q (quick menu, affichage et action sur les principaux réglages depuis l’écran) et lecture.

C’est peut-être la principale nouveauté : autour du trèfle incluant en son centre la touche de validation (set) et permettant l’accès direct aux réglages de balance des blancs, au mode autofocus, à la cadence et au style d’images) on retrouve une roue codeuse faisant office de seconde molette de réglage. On peut donc enfin choisir rapidement l’ouverture et la vitesse d’obturation comme sur les boitiers experts via deux touches séparées sur un boitier amateur Canon. En pratique, c’est essentiel pour un usage manuel réactif et jusqu’à présent seul Pentax proposait ce genre de raffinement dans cette gamme tarifaire.

En dessous, le fabricant a disposé la touche de suppression des images ainsi qu’un très utile sélecteur de blocage des réglages de la roue codeuse afin d’éviter toute variation non désirée de l’exposition lors des prises de vue. Là encore, ce genre de dispositif était jusqu’ici réservé aux experts.

Grâce à la présence d’une puce wifi dotée de la technologie NFC, l’utilisateur peut également transférer les images vers un autre appareil connecté (en jpeg basse définition), ou aisément piloter le boitier à (faible) distance en choisissant la vitesse, l’ouverture, la sensibilité ainsi que la zone de mise au point par contact tactile sur une tablette/smartphone. Les paysagistes, et plus généralement les usagers de trépied,  apprécieront le gain de confort de visée occasionné.

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