[Test] EOS M3 : enfin un bon hybride chez Canon

Quelques erreurs de conception regrettables

Malgré ces remarques positives, quelques apories sont néanmoins à signaler. On peut tout d’abord souligner que contrairement à plusieurs de ses concurrents, l’objectif fourni en kit avec l’EOS M3 n’est pas rétractile ce qui grève assez largement la bonne compacité du boitier nu lors du transport. 



Pour les experts, la modestie de la gamme optique M compatible est également regrettable. Certes, une bague d’adaptation onéreuse (environ 130 euros) permet d’adapter les objectifs EF de la gamme reflex, mais au prix d’un encombrement encore accru. Au final, seuls les possesseurs préalables de telles optiques pourraient éventuellement y trouver un intérêt, au prix d’une augmentation sensible du volume de l’ensemble. 



L’absence de viseur intégré est également un handicap par rapport aux meilleurs concurrents de l’EOS M3, par ailleurs proposés à un prix de sortie équivalent. Là encore, un viseur externe est compatible, mais le surcoût (près de 250 euros) et l’embonpoint occasionnés nous permettent de douter de son intérêt pour la plupart des usagers.

La batterie fournie n’assure par ailleurs qu’une autonomie limitée (environ 200 photos et de courtes minutes de vidéo en usage standard). Heureusement, contrairement à d’autres fabricants (ex : Sony) Canon a la décence de fournir un véritable chargeur externe efficace avec son boitier.

Notre dernière réserve est commune à la grande majorité des hybrides : la carte mémoire partage la trappe avec l’accu. Lors d’un usage sur pied, l’utilisateur est donc contraint de démonter la spatule à chaque changement de carte. Les vidéastes, dont l’activité est gourmande en espace de stockage, sont les principales victimes de ce choix malheureusement très répandu.

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