http://media.bestofmicro.com/Q/K/564716/original/Cameras_IP_2.jpg

Caméra de surveillance IP : quelle est la meilleure ?

Quand on évoque le Smart Home, autrement dit la maison intelligente, la sécurité est une préoccupation majeure. La surveillance, c'est justement la spécialité de ces petites caméras IP : ce sont des vigies qui surveillent votre domicile en votre absence. Un mouvement suspect est détecté ? Votre caméra vous alerte aussitôt sur votre smartphone. Vous avez ainsi accès à votre caméra où que vous soyez, sans même un ordinateur sous la main.

L'installation de ce système de vidéosurveillance personnel et économique ne nécessite pas l'intervention d'un professionnel : toutes ces caméras ont été choisies et testées par Tom's Guide, parce que vous pouvez procéder de vous-même à leur installation. Normalement, cette opération ne prend que quelques minutes. Mais comme vous le lirez plus bas, cette promesse exprimée par les fabricants n'est pas toujours remplie.

Par ailleurs, certaines caméras ont un sens très large de la dimension sécuritaire. Illustration avec Home de Withings : il ne s'agit plus seulement de repérer un cambrioleur, mais de mesurer la qualité de l'air ou de garder un œil sur bébé. L'autre utilisation en vogue, c'est de surveiller son chien ou son chat et de le gronder, s'il le faut, grâce au haut-parleur. Enfin, la recherche esthétique se développe, quelques modèles ne ressemblant plus vraiment à une caméra classique. Si vous souhaitez préserver votre déco, c'est peut-être un critère à ne pas négliger.

Loading...

Une caméra de surveillance IP : c'est facile à installer ?

Une caméra se pose ou se fixe à proximité d'une prise électrique, sauf la gamme Arlo/Arlo Pro, munie tantôt de piles, tantôt de batteries rechargeables. Vient ensuite la connexion à votre réseau local et à Internet, indispensables. Deux solutions : le câble Ethernet, donc filaire, ou le WiFi, sans fil. Certaines caméras, équipées des deux, vous laissent la liberté de choisir. L'Ethernet a l'avantage de procurer des débits plus stables que le WiFi et ne requiert pas de mot de passe, mais c'est un câble supplémentaire. Qui plus est, la caméra doit être branchée directement à votre box Internet, à moins que votre domicile ne soit équipé de prises Ethernet ou CPL (à acheter séparément). Le WiFi offre davantage de souplesse, bien que sa portée ne dépasse pas les 10-20 mètres en intérieur, selon l'épaisseur des murs. Mais il n'est pas à l'abri de perturbations voire de décrochages, a fortiori quand il est partagé par de multiples équipements sans fil. À ce titre, le relais WiFi supplémentaire imposé par Netgear est intéressant, car il émet un réseau exclusif à la caméra Arlo Pro 2.

L'installation logicielle constitue la dernière étape, le smartphone étant souvent un passage obligé : téléchargement de l'application mobile iOS ou Android, création d'un compte, identification de la caméra, entrée de la clé Wi-Fi le cas échéant... L'opération ne prendrait que quelques minutes, à en croire la plupart des fabricants, mais elle est parfois périlleuse. Scan de code-barre, liaison Bluetooth temporaire pour échanger des informations avec la caméra, parfois les deux ou rien de tout cela : les moyens d'identifier la caméra sont multiples, mais rarement idéaux. Par exemple, l'application de Nest ne signale pas l'activation du Bluetooth et, si le smartphone est trop éloigné de la caméra, ça ne marche pas. La caméra Welcome de Netatmo est déjà branchée via Ethernet ? Rien à faire, elle réclame quand même le mot de passe WiFi... Sans oublier les explications incomplètes ou mal traduites. Une caméra a même été éjectée de ce comparatif, car nous n'avons jamais réussi à l'installer ! Bref, il y a encore du boulot. Mentions spéciales à Netgear (qui permet aussi l'installation via l'ordinateur) à Somfy Protect et à Withings. À noter que la caméra de D-Link bénéficie d'un bouton WPS (WiFi Protected Setup), qui accélère l'installation sans fil. Encore faut-il posséder un routeur ou une box Internet compatible.

Peut-on l'installer à l'extérieur ?

Dans ce dossier comparatif, seule l'Arlo Pro 2 de Netgear est capable de fonctionner à l'extérieur du logement, en raison notamment de sa certification IP65, indice de protection qui lui assure une résistance à l'humidité et aux poussières.

Elle n'est cependant pas un cas unique sur le marché, car les caméras prévues pour un usage en extérieur, dites « outdoor », sont la tendance de ces deux dernières années. Elles ont l'avantage de sécuriser un périmètre et de repérer un éventuel intrus avant qu'il ne pénètre dans le domicile. La plupart des fabricants y vont de leur modèle spécifique : Netatmo avec Présence, Nest avec la Cam Outdoor, Bosch avec Eyes ou encore Somfy Protect avec la Outdoor Camera, commercialisée en septembre prochain. L'équipement et les fonctions sont assez variés d'une caméra à l'autre. Par exemple, Presence est équipée d'une carte mémoire de 8 Go, d'un projecteur et peut différencier un être humain d'un animal ou d'une voiture. La Outdoor Camera de Somfy Protect contient quant à elle une sirène et un détecteur de mouvement. Elles ont toutes au moins un point commun : elles sont protégées contre les intempéries.

La caméra Outdoor de NestLa caméra Outdoor de Nest

A l'extérieur de vos murs, vous ferez face à deux problématiques cependant : la connexion au réseau domestique et l'alimentation électrique de la caméra. La connexion au réseau s'opère très souvent en WiFi, les modèles Ethernet étant rares, du moins pour le grand public. Il reste à savoir si le signal WiFi de votre box ou routeur est suffisamment puissant à l'endroit où vous souhaitez installer la caméra. Sinon, un relais Wifi pour l'extérieur peut être utile pour améliorer la portée.

Vient ensuite la question de l'alimentation électrique. Presence, du fait qu'elle possède un projecteur, peut remplacer un luminaire, et donc être branchée au câblage existant. La Cam Outdoor de Nest requiert quant à elle une prise électrique à l'extérieur, voire à l'intérieur, moyennant perçage du mur. L'alimentation par batterie est une alternative beaucoup plus rare, choisie par Netgear, pour ses caméras Arlo Pro 2, ou Ring, avec la Spotlight Cam Battery.

Un constat s'impose : une caméra extérieure n'est pas aussi simple à installer qu'une caméra intérieure et nécessite généralement quelques petites aptitudes au bricolage. Sinon, Nest, Netatmo et Somfy Protect permettent de faire appel à un installateur professionnel pour leurs produits respectifs. La prestation se paye, certes, mais peut être rassurante pour ceux qui ont peur de mal faire.

Combien de caméras peut-on installer en tout ?

Certains fabricants apportent une réponse claire - Nest, par exemple, fixe cette limite à 10 caméras Nest Cam – d'autres n'en font aucune mention. Mais la principale contrainte viendra de la capacité de votre réseau domestique et de votre connexion Internet à « absorber » tous ces flux vidéo. Exemple : à qualité d'image maximale, une caméra Nest Cam, fonctionnant avec le cloud (voire plus loin) requiert un débit moyen de 450 kbit/s. Or, le débit moyen et montant d'un connexion ADSL standard dépasse rarement 1 Mbit/s.

Combien de personnes peuvent contrôler la caméra ?

Le propriétaire de la caméra est celui qui crée le compte. Mais les caméras de Somfy Protect et Netatmo, par exemple, permettent de créer d'autres utilisateurs – le conjoint(e), le gardien ou tout autre personne digne de confiance - qui aura accès à toutes les fonctions de la caméra. Le partage temporaire de la caméra est une autre possibilité, qu'on retrouve chez Somfy Protect et Netgear... L'objectif est de « prêter » l'accès à la caméra à un proche quand on part en vacances. Celui-ci reçoit aussi les alertes et peut se déplacer pour lever le doute ou confirmer de visu un souci, comme un cambriolage. Rappelez-lui de ne pas jouer au héros et d'appeler la police.

Où sont stockées les données des enregistrements ?

Deux méthodes : l'enregistrement sur le « cloud », une vraie tendance, ou l'enregistrement sur carte mémoire. Dans le premier cas, le cloud agit comme un magnétoscope à distance qui enregistre le flux vidéo de la caméra, en continu ou déclenché par un événement. L'historique dépend de la formule choisie : 1 jour, 1 semaine ou plus. Les fabricants ne se privent pas de faire remarquer que cette méthode préserve les enregistrements au cas où un cambrioleur vole la caméra. Ce n'est pas faux. Hélas, ce service est parfois payant. Mais la concurrence commence à accomplir son œuvre : Withings offre deux jours de stockage gratuits, Netgear une semaine complète (enregistrement réalisé en cas de détection de mouvement) et Bosch quinze jours.

Autre école : l'enregistrement sur carte mémoire, à insérer dans la caméra. C'est le choix de Netatmo pour la Welcome, par exemple, qui fournit une carte de 8 Go. Cette capacité suffit à enregistrer une bonne centaine de séquences, selon le fabricant, sachant que l'enregistrement est subordonné à une détection de mouvement. Vu le prix des cartes mémoire, c'est une solution économique. A contrario, comme il a été dit plus haut, si la caméra est volée, les enregistrements s'envolent ! Heureusement, on peut opter aussi pour un enregistrement externe sur un compte Dropbox ou un serveur FTP, le tout gratuitement. Précision utile : même quand l'enregistrement est réalisé sur carte mémoire, la Welcome, comme toutes ces caméras, a toujours besoin d'une connexion Internet. Si votre résidence secondaire est privée d'accès Internet, ça ne marchera pas.

La caméra de Bosch est quant à elle un cas particulier : les vidéos sont enregistrées sur la carte microSD de 8 Go, fournie, et copiées sur le cloud, où elles sont conservées gratuitement pendant deux semaines.

Enfin, la caméra de D-Link ne permet aucun enregistrement, si ce n'est la capture d'une photo quand on regarde la vidéo en direct. Une fonction toujours utile. Cette caméra est toutefois compatible avec les disques durs réseau, ou NAS et l'enregistrement peut alors être effectué localement, sans surcoût. C'est la seule dans cette situation. Les nouvelles caméras IP ignorent en effet pour la plupart les protocoles d'échanges standards, comme le Onvif. Le flux vidéo ne peut être affiché que par l'application mobile du fabricant, et ne peut pas être transiter par un produit tiers comme un NAS (à des fins d'enregistrement) ou une box domotique.

La qualité d'image d'une caméra IP : un véritable critère ?

Même si les caméras les plus performantes produisent des vidéos en haute définition, en l'occurrence 1920x1080 pixels à 30 images par seconde, n'escomptez pas une qualité d'image digne d'un caméscope HD. Comme ces vidéos transitent sur votre réseau local voire Internet, elles sont en effet très compressées et perdent parfois en netteté ou en fluidité. La nuit, les diodes infrarouges, généralisées, percent l'obscurité à plusieurs mètres de distance. Les images sont alors restituées en noir et blanc.

Dernier point : n'orientez pas l'objectif vers une porte-fenêtre ou une fenêtre. La lumière du jour, si elle est trop violente, gomme tous les détails dans cette zone de l'image. Un visage filmé à contre-jour, par exemple, n'est pas du tout reconnaissable.

Comment fonctionne la détection des caméras de surveillance IP ?

Toutes ces caméras détectent des mouvements, voire des bruits violents (une vitre brisée, par exemple, et pour certaines, la sirène d'un détecteur de fumée) du moment qu'elles possèdent un micro. Dans les deux cas, il s'agit d'une comparaison : si la caméra observe une différence entre deux successions d'images ou de sons, elle en déduit que quelque chose a bougé ou qu'un évènement s'est produit. Cette analyse n'est pas infaillible, car un brusque changement de luminosité dans une pièce ou le mouvement d'un rideau peuvent provoquer des fausses alertes. Pour éviter ces déclenchements intempestifs, les caméras de D-Link et de Netgear proposent de diminuer la sensibilité de la détection. Nest, pour sa part, communique sur l'efficacité supérieure de ses algorithmes, discernant l'utile de l'inutile... à condition de s'abonner au service cloud !

La Indoor Camera de Somfy Protect se distingue par son détecteur infrarouge (à ne pas confondre avec les LEDs infrarouges indispensables à la vision de nuit), en supplément de l'analyse d'image. Ce détecteur repère les mouvements des corps chauds et a l'avantage d'éliminer les fausses alertes mentionnées plus haut. La caméra Arlo Pro 2 de Netgear bénéficie aussi d'un tel dispositif. La caméra de Bosch fait encore mieux avec sa détection de mouvement sur 360°, grâce à ses trois détecteurs.

Toutefois, quelle que soit la technologie employée, le passage d'un animal domestique risque d'être interprété comme un mouvement. En effet, ces caméras ne sont pas « immunisées contre les chiens et les chats », contrairement aux détecteurs des systèmes d'alarme calibrés par un professionnel. Il existe deux moyens d'éviter ce désagrément : laisser le sol hors champ de la caméra ou délimiter des zones dans l'image à l'aide de l'application, en excluant le sol notamment. Ce réglage, pourtant appréciable, n'est disponible que sur les caméras de Somfy Protect, Netgear et D-Link. C'est le cas aussi de la Nest Cam... moyennant abonnement encore une fois !

Comment est-on averti en cas d'intrusion ?

C'est l'application mobile qui se charge de vous notifier un problème, tel qu'un mouvement détecté en votre absence. Que ce soit avec iOS ou Android, assurez-vous qu'elle est active à chaque démarrage du smartphone et en tâche de fond. Bien entendu, votre smartphone doit être connecté, en WiFi ou au réseau mobile pour que l'alerte soit immédiate. L'envoi d'un email d'alerte est possible parfois, deux précautions valant mieux qu'une.

Les caméras de surveillance fonctionnent-elles en cas de panne électrique ?

Plus rien ne fonctionne ! La caméra Arlo Pro 2 de Netgear fonctionne sur batterie, certes, mais elle est dépourvue de mémoire de stockage. Et le relais radio qui réceptionne les images sans fil ne sera plus opérationnel de toute façon, faute de batterie, et il en va de même pour la box Internet. D'ailleurs, ces caméras, pour la plupart, envoient une notification si elles sont déconnectées du réseau ou victime d'une coupure électrique.

Brancher la caméra et la box Internet sur un onduleur, un équipement pourvu d'une batterie, est-il un moyen de conserver une certaine autonomie ? Ce n'est pas sûr du tout, car si la panne électrique touche tout le quartier, il est probable que l'infrastructure Internet qui dessert votre habitation soit inopérante elle aussi. Que ce soit clair, ces petites caméras ne sont pas aussi résistantes qu'un système d'alarme complet et beaucoup plus onéreux, secouru par batterie et capable de transmettre des alertes sur réseau mobile, grâce à une carte SIM.

Une caméra peut-elle communiquer avec d'autres objets connectés ?

Ces caméras pour la plupart peuvent s'imbriquer avec des écosystèmes d'objets connectés et de services Internet, dans le but de créer un scénario domotique. Généralement, le dialogue n'est pas établi en direct, mais via IP et Internet. Ainsi une caméra Nest peut-elle être associée à d'autres produits Nest (thermostat, détecteur de fumée), à des objets compatibles avec le programme « Works with Nest » (comme les LED Philips Hue ou Lifx) ou à d'autres produits via le service IFTTT. La Welcome de Netatmo et l'Arlo Pro 2 de Netgear sont également prises en charge par IFTTT. L'interopérabilité avec les assistants vocaux à la Google Home, quant à elle, est progressive, à mesure que ces systèmes apparaissent en France, dont Amazon Alexa et Apple Homepod dernièrement.

Qui et où ai-je le droit de filmer ? Que dit la loi ?

Aucune loi ne vous interdit d'installer une caméra dans votre logement et d'en faire un usage strictement personnel. Ce qui ne signifie pas que tout est permis : vous n'avez pas le droit de filmer la voie publique ou la maison du voisin. Il s'agit de respecter la vie privée d'autrui, telle que définie dans l'article 9 du Code civil. Ce principe est valable pour tous les membres de la famille, dont la caméra doit préserver l'intimité.

Si vous employez du personnel de maison (garde des enfants, etc.), le Code du travail s'applique : ces personnes doivent être informées qu'une caméra se trouve sur les lieux. En pratique, cette information peut faire l'objet d'une clause dans le contrat de travail. En cas d'enregistrement, une déclaration à la CNIL (Commission nationale de l'informatique et des libertés) s'impose. L'historique des données enregistrées ne peut pas dépasser 30 jours.

Enfin, au cas où votre caméra prend sur le fait un cambrioleur, l'affaire n'est réglée pour autant. Certes, le principe de la preuve libre s'applique en droit pénal : les images de votre caméra, même prises à l'insu du cambrioleur, sont recevables. Mais leur crédibilité est soumise à l'appréciation du juge : l'horodatage est-il exact ? Les images enregistrées n'ont-elles pas été manipulées, voire truquées ? D'autre part, le présumé coupable peut s'estimer lésé et invoquer le droit à la vie privée ou le droit à l'image pour se défendre ! Une hypothèse d'école heureusement peu probable.

Les caméras de surveillance sont-elles piratables ?

Comme tout objet connecté à Internet, n'importe quelle caméra de surveillance peut être piratée. Des brèches de sécurité sont parfois découvertes qu'un expert mal intentionné est susceptible d'exploiter. Du reste, le moteur de recherche spécialisé Shodan avait défrayé la chronique il y a quelques années, car il permettait à quiconque d'accéder à des caméras mal protégées. Mais pas de panique : le risque est infinitésimal moyennant quelques précautions.

Déjà, ces caméras pour leur majorité refusent les accès directs provenant du réseau, en dehors de l'application mobile. Ensuite, la connexion WiFi qui relie votre caméra à votre box Internet, le cas échéant, est très sûre si vous avez pris la peine de la sécuriser à l'aide d'un mot de passe, si possible long et compliqué.Le Wi-Fi n'en reste pas moins plus exposé à une tentative de piratage par « sniffing » que l'Ethernet, filaire, et son chiffrement n'est pas toujours optimal, loin s'en faut.

Enfin, les caméras dont le fonctionnement repose sur le cloud sont a priori plus vulnérables. Mais la connexion est chiffrée et les serveurs qui renferment les enregistrements sont localisés sur des sites très protégés. Et quand bien même un pirate s'engouffre dans une faille, il a peu de chances de découvrir vos enregistrements.

Loading...

Posez une question dans la catégorie Dossiers du forum
Cette page n'accepte plus de commentaires
1 commentaire
Commenter depuis le forum
    Votre commentaire
  • stratic
    Intégration domotique via IFTT ou Google Home , c'est mieux que rien, mais ce n'est vraiment pas ça que l'on peut appeler de l'intégration domotique :(