Consoles et jeux culte de notre enfance

NES

Au milieu des années 80, les jeux vidéos sont encore au début de leur croissance, et en dehors de quelques exceptions peu répandues, le téléviseur familial est encore très peu utilisé pour cet usage. Mais Nintendo va littéralement changer cette habitude avec la sortie de la NES, connue sous le nom de Famicom au Japon. Avec cette console, Nintendo propose une machine simple d’utilisation, vendue à un prix raisonnable et surtout très fournie en jeux en tout genre.

L’avant Wii

C’est donc sur cette console que de célèbres licences ont vu le jour, comme Super Mario Bros, The Legend of Zelda ou Metroid. Preuve du succès de cette console : Nintendo propose désormais d’en retrouver les plus grands titres en téléchargement sur Wii.

Nicolas Aguila :

Super Mario Bros : à l’époque de son arrivée sur NES, Mario était encore peu connu du public. Super Mario Bros a pourtant été un succès immédiat, sa simplicité et son univers accrocheur ayant entraîné toute une génération de joueurs. À partir de ce premier épisode, la Saga Mario était née, et depuis, plus aucune console n’est sortie chez Nintendo sans son Mario.

Megaman : la NES a donné naissance à de nombreuses légendes du jeu vidéo. Ainsi, comment ne pas citer Megaman, ce petit garçon bionique qui est né sur la console de Nintendo pour être encore présent sur celles d’aujourd’hui. Le jeu introduisait une difficulté élevée, ce qui proposait un challenge digne des jeux de l’époque.

Jon Arbuckle :

Super Mario Bros 3 : souvenez-vous, une campagne de pub TV qui s’égrainait sur un mois en pleine période de noël avec un paysage au début vide puis agrémenté d’une petite casquette flottante qui traversait l’écran avec une ligne en fin de spot qui annonçait une révolution à venir : c’était mon premier souvenir de teaser vidéo ludique dit « de la mort qui tue ». Et effectivement, c’était un évènement majeur, ce Noël 1991, fut pour le monde entier (du moins l’Europe) la preuve que bien programmé et bien pensé , un jeu de plateforme pouvait être LA référence toutes plateformes confondues. Quel choc quand pour la première fois Mario absorba une feuille pour se voir affublé d’une queue de raton laveur. Plus de 15 ans après, c’est toujours avec émerveillement que j’en parle.

Zelda : mon premier jeu sur ma première console de jeu. Zelda à l’époque était la preuve qu’une aventure pouvait être longue et passionnante du début à la fin tout en allant crescendo. Posant la base de ce qu’il convient de désigner comme l’une des plus grandes sagas du jeu vidéo, The Legend of Zelda innovait à plus d’un titre à commencer par cette pile au lithium intégrée à la cartouche et qui introduisait pour la première fois la notion de sauvegarde dans un jeu vidéo ! Jusque-là des codes d’accès de niveau étaient utilisés pour ne pas avoir à tout recommencer du début d’un jeu, mais devant la richesse et l’inventaire disponible dans ce qui allait devenir un monument vidéo ludique, il fallait une technologie à la mesure. Le reste n’était que pur génie, comme quoi la richesse d’un titre ne se construit pas forcément à coup de puce multi cœur.

Punch out : un jeu où on incarne un personnage dont les seuls mouvements se résument à des coups de poings droite/gauche et haut/bas voire une esquive de temps à autre ne peut pas être addictif. Voilà une assertion qui semble être aujourd’hui de bon sens et que Nintendo rend complètement caduque. Car la force de ce titre, n’est pas dans ce que le personnage fait ou peut faire, mais dans ce que les adversaires savent faire. En effet, rarement jeu de l’époque n’avait proposé autant de sophistication dans le comportement des « méchants ». A l’époque où les ennemis ne proposaient en général de challenge que par leur nombre croissant à l’écran, Punch Out mise sur la richesse du comportement. On ne peut pas encore parler d’intelligence artificielle, mais Dieu que le challenge était prenant tant le cocktail de réflexes, observations, et intuition était savamment dosé.

Jacky Chan action kung fu : attention chef d’œuvre ! De l’avis de beaucoup, la NES était moins bien équipée technologiquement que sa concurrente de chez NEC (PC engine). Mais encore une fois, comme l’histoire du jeu vidéo allait le démontrer par la suite, un jeu bien adapté/programmé peut largement surmonter cet obstacle. C’est donc l’année où Super Mario Bros 3 sortait en Europe que l’adaptation de ce hit déjà présent sur PC Engine pointait le bout de son nez sur NES. Au programme, des sprites immenses (pour l’époque et la console), mais surtout une maniabilité diabolique ! Seul bémol, le jeu était trop court, mais ne dit-on pas toujours ça des meilleures choses ?