Power Rangers : la Geek Critique

Le pitch : Il y a 65 millions d’années, un groupe de super-héros extraterrestre a voulu empêcher la destruction de toute vie sur Terre en envoyant une météorite annihiler la méchante Rita Repulsa. Aujourd’hui, elle fait cependant son grand retour tandis que des adolescents dans une petite ville américaine paisible découvrent de vieux médaillons et des nouveaux pouvoirs.

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4 raisons d’aller voir (ou pas) Power Rangers

Si la Fox a les X-Men, Warner les personnages de DC Comics ou Disney les super-héros Marvel, Lionsgate n’avait pas de licence de super-héros, du moins jusqu’à présent. Pour répondre à l’appel sur ce genre, le studio a acheté les droits d’adaptation des Power Rangers en 2014. L’objectif était simple : faire renaître la série culte des années 90, faire oublier les films de 1995 et 1997, et l’adapter aux années 2010 et au genre super-héroïque. Alors, pari réussi ou échec cuisant ?

Oui, parce que c’est un très bon film de super-héros

Très clairement, Power Rangers se présente comme un film de super-héros et les allusions y sont évidentes, tant au niveau des pouvoirs des différents adolescents que de leurs idoles, comme Spider-Man, qui est ainsi cité. A de nombreux aspects, le destin des cinq personnages fait d’ailleurs penser à celui de l’homme-araignée. Tous plus ou moins isolés et solitaires pour des raisons différentes, ils vont peu à peu se trouver une nouvelle famille et passer du statut de marginaux à celui de super-héros soudés par un destin commun.

Le groupe de cinq adolescents qui vont devenir les Power RangersLe groupe de cinq adolescents qui vont devenir les Power Rangers

Les personnages sont d’ailleurs particulièrement riches, entre le joueur de football américain au destin brisé, le jeune afro-américain autiste ou la jeune femme lesbienne, tous ont une histoire qui semble complexe. Il faut dire que le studio prévoit un total de six films sur les Power Rangers. On apprécie donc que les personnages soient assez fouillés pour s’attacher à eux.

Non, parce que l’action est longue à se lancer

C’est quelque part le revers de la médaille de toute origin story. Puisque le film passe de longs moments à développer l’histoire des adolescents et leurs relations entre eux, les combats et les robots géants, qui faisaient le sel de la série d’origine, mettent longtemps avant d’arriver. Avant cela, le film nous présente tout de même les robots géants, la vilaine Rita Repulsa ou Zordon, mais c’est seulement dans le dernier quart du film que l’on pourra découvrir les Power Rangers en armure.

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Certes, il faut du temps pour présenter des personnages, mais l’espèce de mini-intrigue qui consiste à se demander si les adolescents arriveront, ou non, à générer leurs armures n’a que peu d’intérêt. On sait dès l’affiche du film, les bandes-annonces ou même le concept même du film que les armures seront présentes et si tel n’avait pas été le cas, autant dire que la déception aurait été immense. Certes, le développement des personnages est intéressant, mais on aurait aimé plus de vingt minutes de combat sur les deux heures que dure le film.

Les Power Rangers, enfin en armure !Les Power Rangers, enfin en armure !

Oui parce qu’il est bourré de références à la série

Go go Power Rangers ! C’est peu dire que le générique de la série a bercé toute une génération. On espérait donc que le thème musical, au moins, serait présent dans le film, et on n’a pas été déçu. Le film est bourré de références pour les fans, entre les caméos de deux acteurs de la série, le thème musical ou la pose des Rangers lorsqu’ils arrivent, enfin, au combat. Les fans de la première heure seront d’ailleurs ravis de voir que plusieurs mystères, totalement éclipsés dans la série, trouvent enfin une explication. C’est notamment le cas de la forme des tanks Zords ou de l’origine de Rita Repulsa et ses liens avec les Power Rangers.

Bryan Cranston (Breaking Bad), qui doublait déjà certains monstres dans la série, reprend cette fois le rôle de ZordonBryan Cranston (Breaking Bad), qui doublait déjà certains monstres dans la série, reprend cette fois le rôle de Zordon

Le film est également très drôle avec quelques répliques bien tournées et des personnages avec une répartie qui n’est pas sans rappeler celle que l’on retrouve parfois du côté du studio Marvel. Le film parvient ainsi à trouver un excellent équilibre entre l’action, les drames personnels et l’humour.

Non, parce qu’il ne parlera pas à tout le monde

Contrairement aux X-Men, à Batman ou à Spider-Man, les Power Rangers sont avant tout une licence générationnelle. La série est arrivée en France, via TF1, en 1994 et s’adressait avant tout aux enfants de moins de onze ans. Vingt-quatre ans plus tard, le constat est simple : de prime abord, le film s’adresse essentiellement à un public de jeunes adultes de moins de trente-cinq ans. Il prend également le risque de laisser de côté les moins de vingt ans qui n’ont pas connu la série originale lors de sa diffusion en France.

Cependant, si l’accroche du film tient en effet au nom même des Power Rangers, le film pourra être vu par tous les publics. La plupart des spectateurs passeront simplement à côté de nombreuses références à la série d’origine. Si pour les fans de la première heure, le film permet de passer deux heures de pur plaisir, il peut devenir un simple film de super-héros classique, mais bien fichu, pour les autres. Du moins en attendant le second volet.

POWER RANGERS - Bande annonce - VOST

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2 commentaires
    Votre commentaire
  • MathieuF69
    Faux, c'était David Fielding le visage et la voix de Zordon dans la série originale.
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  • Griffoooo
    En effet, c'est une erreur grossière de ma part. Bryan Cranston doublait les monstres Snizard et Twinman. C'est corrigé.
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