Mavic Air : faut-il craquer pour le drone de poche de DJI ?

Le constructeur chinois DJI domine le marché des drones de loisirs avec sa gamme Phantom, et plus récemment avec celle du Mavic Pro. Son petit drone le Spark a connu un succès moindre. Toutes proportions gardées néanmoins, puisque les concurrents de DJI adoreraient atteindre le même volume de ventes que le Spark. Pour asseoir sa situation de leader, DJI a décidé d’occuper tous les terrains. Le Mavic Air, en test ici, vient donc se placer entre le Spark et le Mavic Pro.
Du premier, il tire la compacité et le poids plume. Du second il reprend la caméra stabilisée et la 4K, et offre quelques outils photo et vidéo supplémentaires. Notez qu’il est proposé en noir mat, en blanc mat, ou même en rouge glossy, et qu'il est aussi disponible en version de base avec la radiocommande et une batterie, ou en version Fly More avec la radiocommande, trois batteries et un chargeur multibatterie.

Le DJI Mavic Air en action.

Oui pour sa caméra !

Le Mavic Air filme en 4K UltraHD, soit une définition de 3840 x 2160 pixels, à 30 images par seconde. Si vous êtes équipé d’un téléviseur 4K, le résultat est superbe, détaillé. Attention tout de même pour deux raisons. La première, c’est qu’il faut des outils costauds pour réaliser le montage d’images en 4K – de quoi mettre à genoux un PC ou un Mac un peu vieillissant. La seconde, c’est que, dans cette définition, il est impératif de se limiter à des plans lents, sous peine de subir des saccades disgracieuses. En revanche, la caméra du Mavic Air filme aussi en 2,7K, soit 2720 x 1530, à 60 images par seconde. Un excellent compromis qui permet de conserver une haute définition, et d’obtenir des images fluides même avec travellings rapides ou des panoramas.


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Enfin, DJI a ajouté un autre mode : le 120 images par seconde en Full HD 1920 x 1080 pixels. Les images sont automatiquement ralenties en 4x : cela permet de filmer des sportifs en action. Bien vu ! Notez aussi que sa caméra stabilisée sur 3 axes de manière mécanique ne bouge pas d’un poil, même lorsque l’appareil est balloté par le vent ou par un pilote un peu nerveux...
Regrettons que le retour vidéo s’appuie sur une version améliorée du Wi-Fi, plutôt que sur la technologie OcuSync du Mavic Pro, qui a fait ses preuves. On perd en portée et en fluidité des images.
Côté photo, le Mavic Air développe de solides arguments : il shoote en JPG, mais aussi en RAW à la demande pour faciliter les retouches. Il sait réaliser des clichés en HDR pour s’accommoder des contre-jours, et il effectue tout seul des photos panoramas grand format !

Oui pour sa compacité

Comme le Mavic Pro, le Mavic Air est équipé de bras pliables. C’est d’ailleurs pour cela qu’il fait partie de la gamme Mavic. Plié pour le transport, il mesure 19,8 x 8,3 x 4,9 cm, hélices installées. À noter que les hélices ne sont pas pliables (à la différence de celles du Mavic Pro). Mais peu importe, elles ne dépassent pas, et n’ont pas besoin d’être retirées. Une fois les bras moteurs dépliés, l’appareil mesure 16,8 x 18,4 x 6,4 cm. S’il est aussi plus haut, c’est parce que deux pieds se trouvent sur les deux bras avant, à déplier impérativement avant de décoller : les antennes radio et vidéo y sont logées.

La radiocommande est souvent un boulet qu’il faut trimballer. Mais celle du Mavic Air ressemble beaucoup à celle du Spark : elle est minuscule, pliable, et prête à accueillir un smartphone. Ses joysticks se dévissent pour éviter de les endommager si vous jetez la radiocommande sans ménagement dans un sac ! Le Mavic Air et sa radiocommande peuvent être placés dans un sac à dos, ou même deux poches de veste ! Comptez 430 grammes pour le Mavic Air prêt à voler avec sa batterie, et 276 grammes pour la radiocommande.

Non pour son autonomie

Avec un encombrement aussi réduit, il fallait s’en douter, la batterie du Mavic Air est de moindre capacité que celle du Mavic Pro : 2375 mAh contre 3830 mAh. L’autonomie annoncée par DJI est de 21 minutes en vol normal, et 20 minutes en stationnaire. Nos tests n’ont pas permis de dépasser 17 minutes en stationnaire, à peine plus en vol extérieur. C’est peu ? Oui, surtout en comparaison avec un Mavic Pro, ou avec le Mavic Pro Platinum qui profite d’une durée de vol de 30 minutes.

Est-ce pour autant médiocre ou rédhibitoire ? Tout dépend de votre usage. Si vous partez en vol sans trop savoir ce que vous voulez filmer, les 17 minutes passent trop vite. Si vous savez ce que vous voulez capturer, cela suffit largement. Il est bien évidemment possible d’acheter des batteries supplémentaires. Mais il faut compter environ 80 € la pièce, avec un surpoids de 140 grammes – c’est à prendre en compte avant de partir en randonnée.

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Oui pour l’assistance au pilotage

Le Mavic Air concentre les technologies développées par DJI depuis plusieurs années, et plus particulièrement depuis le Phantom sorti en 2012. La stabilité de l’appareil en vol est exceptionnelle, avec une sensation de sécurité qui devrait rassurer les débutants. Le GPS est renforcé par un module de positionnement Glonass et certains capteurs ont été doublés, une redondance de mesures grâce à laquelle on peut espérer éviter un incident de vol dû à une électronique capricieuse.
Le maillon faible d’un drone ? C’est son pilote, le plus souvent. C’est la raison pour laquelle DJI a travaillé sur l’assistance au pilotage. Le contrôleur de vol à l’intérieur du Mavic Air est prévu pour détecter la présence d’obstacles avec des caméras-capteurs à l’avant... mais aussi à l’arrière ! Ce ne sont pas des outils infaillibles, loin de là, mais ils permettent d’éviter des crashs « idiots » pour avoir touché une branche d’arbre fine, mais scélérate. Le Mavic Air va plus loin encore : il inaugure un mode appelé APAS, capable de dérouter l’appareil quand il approche d’un obstacle. Le vol n’est pas interrompu, il contourne simplement l’obstacle. Et ça fonctionne ? Oui, de manière satisfaisante... mais là encore, ce mode n’est pas infaillible. Des protections d’hélices sont fournies, pour éviter tout risque de blessure avec les hélices.

Oui pour ses fonctions automatisées

Toujours dans l’idée de rendre les vols plus sûrs, DJI propose, depuis plusieurs générations de ses multirotors, des fonctions de vol entièrement automatisées. La plus connue, c’est le retour automatique au point de décollage (RTH). Mais le constructeur est allé plus loin. Réussir un dronie, c’est-à-dire pointer l’appareil vers soi et reculer en montant, ça a l’air facile... mais les commandes sont inversées puisque l’avant est vers le pilote. DJI automatise entièrement la séquence, à lancer en touchant une icône à l’écran.
Le Mavic Air inaugure la fonction Asteroïde qui crée automatiquement un mouvement de grimpette et se termine par un effet Little Planet très réussi. Ou Boomerang, qui lance l’appareil dans un vol en ellipse, particulièrement difficile à réaliser manuellement ! Le suivi automatique des personnes, avec la fonction ActiveTrack, est amélioré à chaque nouvel appareil – il est très efficace sur le MavicAir ! À noter que les fonctions de pilotage par gestes ont aussi été améliorées.

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3 commentaires
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  • reith
    Un comparatif entre le MAVIC AIR et le MAVIC PLATINUM serait très intéressante :
    4K HDR RTH , détecteurs avant arrière, liaison radio comparée au Wifi, stabilité, etc...
  • voodoospirit
    y a des tonnes de comparatif sur le net et youtube.
  • belnea_93
    Vous êtes au courant que le froid réduit la durée de la batterie ???