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[Comparatif] Enceintes multiroom : quelle est la meilleure ?

Enceintes : qui a le meilleur système audio multiroom ?

Les enceintes passent au multiroom. La majorité des constructeurs a ajouté cette technologie à son catalogue d'enceintes. Mais quel est le meilleur système d'audio multiroom ? Notre comparatif et nos tests sont là pour vous aider à choisir.

La musique s’est dématérialisée. En quelques années, les fichiers numériques ont supplanté tous les supports physiques existants. Désormais, c’est sur smartphone, disque dur, serveur NAS ou dans le cloud que l’on stocke l’essentiel de son univers musical. Et avec l’essor fulgurant des services en ligne tels que Deezer ou Spotify, nous avons désormais accès à des dizaines de milliers d’albums de tous styles, époques ou pays. Instantanément. Mais pour en profiter, il faut disposer de lecteurs audio adaptés. Si la bonne vieille chaîne hifi reste précieuse pour écouter des CD et autres disques vinyles, elle est rarement capable de lire un fichier numérique. Mais surtout, son encombrement, sa latence au démarrage et la masse de câbles nécessaires à son fonctionnement apparaissent désormais archaïques. Aujourd’hui, nous voulons profiter de la musique sans contrainte, partout, tout le temps, et tout de suite. La solution à ces nouveaux usages existe, ce sont les enceintes multiroom.  Réservées jusqu’à récemment aux geeks-mélomanes-fortunés, elles commencent enfin à se démocratiser. Pionnier en la matière, Sonos est désormais concurrencé à la fois par des spécialistes de l’audio et des constructeurs de matériel électronique. BosePanasonicDenonSonyCabasseLGSamsung, Yamaha…la liste ne cesse de s’allonger. 

Notre sélection des meilleurs enceintes multiroom

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>>> Lire : Apple Music, Spotify, Deezer… quel est le meilleur service de musique en ligne ?

Mais au fait, un système multiroom, c’est quoi ? Eh bien c’est un ensemble d’enceintes sans fil, parfois sur batterie, que l’on pilote à distance, grâce à une application installée sur un appareil nomade ou sur l’ordinateur.

Le principal avantage, par rapport aux solutions traditionnelles, c’est que le multiroom permet à l’utilisateur de diffuser la même musique dans toute la maison, ou au contraire de choisir une ambiance sonore différente dans une ou plusieurs pièces : écouter la radio dans la cuisine et sa playlist Deezer dans la chambre ; streamer sa bibliothèque audio depuis le NAS ou lire un morceau stocké sur son smartphone s’effectue sans la moindre difficulté. De fait, les enceintes multiroom ne sont pas que de simples haut-parleurs,ce sont de véritables microordinateurs audio. Et qui dit ordinateur, dit forcément risque de plantage ou de bug. Comme nous l’avons constaté lors de nos tests, ces petits bijoux de technologie se montrent parfois capricieux même s’il faut reconnaître qu’ils ont gagné en fiabilité ces deux dernières années.

Autre constat, dans ce nouveau marché, le pire côtoie le meilleur, et les prix, malgré une baisse sensible, restent relativement élevés. Enfin, il faut savoir qu’un système multiroom est complètement cadenassé. Pas question de panacher entre enceintes de marques différentes. Alors pour ne pas vous tromper au moment de débuter votre « collection »…suivez le guide !


Comment choisir ? A quoi faut-il faire attention?

La qualité d’écoute : le critère premier

Une enceinte multiroom coûte cher. Comptez près de 200 euros pour un modèle d’entrée de gamme ou de faible puissance. A ce prix-là, on à la droit d’être exigeant, voire intransigeant sur la qualité audio. De ce point de vue, la Panasonic SC-ALL2 mérite notre carton rouge. C’est bien simple, on croirait un radio-réveil. Mais attendez…c’est un radio-réveil, vendu 170 euros ! Plus sérieusement, les basses sont faibles et ronflantes, et les aigus nasillent dès que l’on pousse un peu le volume. Seuls les mediums sont à peu près convenables. Comparée à la Bose SoundTouch 10 vendue seulement 30 euros de plus, on hésite entre la franche rigolade et la  consternation. La Bose n’est certes pas irréprochable, les basses par défaut (on peut les atténuer) sont un peu trop présentes, mais la qualité audio est quand même remarquable. Quant à la puissance sonore, elle est impressionnante au regard de la taille : 21 cm de haut sur 14 de large.

Parmi les petites enceintes, la Sonos Play 1 est tout aussi séduisante. Mais ici, les basses sont un poil en retrait. L’ensemble demeure cependant bien équilibré, et les voix sont bien restituées (Amy WineHouse, Ella Fitzgerald, Eva Cassidy…). Autre bonne surprise, la Yamaha WX-010 se montre très équilibrée, et étonnamment puissante malgré sa taille compacte. Medium et aigus se détachent nettement, tandis que les basses demeurent présentes…peut-être un brin en retrait, mais ça n’est pas gênant. Mieux vaut ça que le contraire, illustré ici par la Sony SRS-ZR5. Les graves prennent clairement l’ascendant, au point de brouiller parfois l’écoute. Les fans de techno et rap apprécieront, les amateurs de classique, de jazz, et plus généralement ceux qui attachent une grande importance à la voix, risquent d’être frustrés. De son côté, la Denon HEOS 1 HS2 ne démérite pas. Mais si l’écoute se révèle agréable, avec notamment des mediums riches en détails, son manque de puissance la réserve à des pièces de petite taille (10 à 15 m²). Pour une surface plus importante, l’HEOS 3 HS2 est plus à son aise. Ses deux haut-parleurs assurent une spatialisation correcte, à condition toutefois de placer l’enceinte à au moins 2 mètres de distance. Dommage que les basses ne soient pas plus percutantes. Ce manque de grave caractérise aussi, par défaut, la Samsung WAM7500, elle aussi adaptée aux pièces moyennes, voire spacieuses. L’égaliseur accessible via l’application permet de les booster, mais ne vous attendez pas à faire vibrer le dance-floor. Pour autant, cette élégante enceinte au design novateur séduit. Et surprend, puisqu’elle diffuse avec la même efficacité le son sur 360°. A l’écoute, c’est étonnant, bluffant même car vraiment, on se ressent aucune différence au niveau du rendu sonore, quel que soit l’endroit où l’on se trouve dans la pièce. Du coup, il est même possible de la suspendre au plafond.

Enfin, pour sonoriser les plus grands espaces, la Sonos Play : 5 et la Cabasse Stream 1 sont les plus adaptées. Cette dernière n’est pas forcément la mieux à même d’animer une soirée dansante avec 50 convives, mais pour une écoute au calme, elle offre un rendu bien équilibré et très précis. Notez que cette enceinte en forme de soucoupe peut être placée à plat ou debout. A plat, le haut-parleur de basse, situé en dessous, peut tirer profit de la surface où il est posé. Sur une commode ou une table en bois, c’est parfait. Posée sur le sol ou nichée dans une alcôve, mieux vaut la placer à la verticale, à faible distance  d’un mur.

Ce tour d’horizon fait, gardez à l’esprit qu’aucune de ces enceintes ne diffuse un son aussi enveloppant et spatialisé qu’une simple paire de haut-parleurs reliés à une chaîne hi-fi. Cela dit, à l’exception notable de la Bose SoundTouch 10 (mais une mise à jour pourrait être proposée l’an prochain), tous les  modèles de notre sélection peuvent être appairés  de manière à produire un son stéréo. Mais vu le prix des enceintes, il peut être judicieux d’opter pour une solution alternative…nettement moins couteuse. 

Un système audio multiroom, c'est simple à installer ?

Que ceux qui n’ont jamais connu de déboires en installant le premier élément de leur système multiroom lèvent le doigt ! Allons, vous n’êtes sans doute pas nombreux. Heureusement, les choses s’arrangent nettement.

Ainsi, nous sommes parvenus à installer tous les systèmes de notre sélection. Ça n’a l’air de rien, mais il y a deux ans encore, certains utilisateurs n’y parvenaient tout simplement pas ! L’ajout de la première enceinte est parfois assez long, voire interminable, comme avec la SoundTouch 10. Mais l’installation des enceintes suivantes est rapide. La plupart des systèmes fonctionnent de manière similaire. La mise en service peut s’effectuer via un câble Ethernet, sauf sur la Samsung WAM7500, mais nous n’avons pas eu besoin de l’utiliser.

Certains systèmes, tels que Sonos par exemple, interrompent le réseau WiFi durant la procédure d’installation. Rien d’alarmant, mais mieux vaut le savoir. Une fois les appareils correctement paramétrés, quelques soucis ont émaillé les tests. Nous avons notamment rencontré des bugs incompréhensibles. Ainsi, nous avons dû réinstaller la Denon HEOS 3, la Cabasse Stream 1 et la Panasonic LC-ALL8EG : après avoir débranché et rebranché le câble d’alimentation, les enceintes n’étaient plus reconnues par l’application. Le plus bizarre, c’est que ce bug ne s’est pas reproduit par la suite. Le contraire s’est déroulé avec une, et une seule des deux Samsung. Impossible de la paramétrer, l’appli ne parvenant pas à la détecter. Pour corriger cela, il a simplement fallu débrancher physiquement le câble de la prise secteur et de le rebrancher après quelques secondes. Bizarre…

Mais c’est la Sonos Play : 1 qui s’est comportée de la façon la plus surprenante, façon « Ghost in the shell » : Nous avons lancé une playlist en piochant parmi les musiques stockées sur le smartphone, puis éteint l’enceinte et quitté l’application. Vous êtes assis ? A l’allumage, l’enceinte s’est remise à diffuser la musique, alors que l’appli, une fois relancée indiquait ne plus détecter aucun système ! Impossible par conséquent de contrôler la sortie audio. Nous avons dû éteindre physiquement le smartphone pour interrompre la lecture. Ce bug est d’autant plus surprenant que d’autres utilisateurs ne l’ont jamais rencontré. Ce qui laisse à penser que les enceintes ont peut-être du mal à communiquer avec certains réseaux domestiques (Box fibre 2 Numericable, dans notre cas).

L’application mobile : un critère essentiel

Les systèmes multiroom que nous avons testés fonctionnent sur les smartphones et tablettes équipés d’Android ou IOS. La plupart peuvent en outre être contrôlés depuis le PC ou le Mac, via les bibliothèques Windows media ou ITunes. Les applications, toutes gratuites, permettent à la fois de paramétrer et de piloter les enceintes. Mais attention, avant l’achat prenez soin surtout de vérifier que l’appli est compatible avec l’OS de votre mobile sans quoi, vous ne pourrez pas piloter l’enceinte ! La SONY SRS-ZR5 de Sony par exemple, ne fonctionne que sur OS Android 4.4 KitKat ou ultérieur. Elle ne peut donc pas être installée sur un Samsung Galaxy S2 non rooté, par exemple. Cette précision faite, commençons par le point qui fâche : aucune d’entre elles n’offre la fiabilité escomptée. Toutes ont en effet connu des dysfonctionnements (heureusement assez rares) durant les tests : Brèves interruptions du flux audio, déconnexion du réseau, voire plantage de l’application. Bref, si la fiabilité est en hausse, comparée aux premiers modèles, on est encore loin du compte. En liaison Bluetooth en revanche, nous n’avons rencontré aucun souci. Si les interfaces des applications diffèrent par leur apparence, toutes offrent un paramétrage aisé depuis le Smartphone (ou l’ordinateur, via l’application Windows ou Mac OS) : création de listes de lecture, sélection par artiste, album, ou  style, rien ne manque.

Mais les plus gros progrès se situent au niveau de la prise en charge des abonnements aux services de musique en ligne. L’installation d’un compte Deezer ou Spotify s’effectue sans difficulté. Chez certains fabricants, comme Bose, Yamaha, Sony, Samsung ou Sonos par exemple, l’intégration est complète, pas besoin de quitter l’application pour utiliser les services une fois qu’ils ont été paramétrés. La prise en charge des web radios est tout aussi intuitive et là encore, aucun problème à signaler. Et comme le flux audio transite par le réseau WiFi, vous pouvez éteindre votre smartphone une fois la playlist ou la webradio lancée, sans que cela n’interrompe la diffusion. Bref, si l’on fait abstraction des problèmes de fiabilité ponctuels, les applications donnent satisfaction.

Bluetooth, Wi-Fi, NFC ? Comment ça marche l'audio multiroom ?

Parmi les modèles testés, les enceintes Sonos sont les seules dont le protocole WiFi est limité au 802.11 g, les autres sont compatibles 802.11 n à 5 Ghz, voire 802.11 ac pour les Denon. La plupart des enceintes offrent désormais une liaison directe en Bluetooth. Certaines enceintes offrent une liaison directe en Bluetooth. Cette fonction permet à vos invités de lancer spontanément leur playlist sur l’enceinte depuis leur smartphone. Pas besoin de leur communiquer votre clé réseau. La Cabasse Steam 1 et la Sony SRS-ZR5 vont même plus loin, en intégrant le protocole NFC qui permet de piloter l’enceinte en y approchant le téléphone. Par ailleurs, tous les modèles, à l’exception de la Samsung WAM7500 et de la Sonos Play : 1, disposent d’une prise jack pour la connexion d’un lecteur externe. Notez enfin que la Samsung, encore elle, n’intègre aucun connecteur filaire, pas même le port Ethernet !

Peut-on transformer une enceinte traditionnelle en multiroom ?

Les enceintes multiroom permettent de diffuser de la musique via le réseau WiFi. Le problème, c’est que la facture peut très vite s’envoler si l’on envisage de sonoriser toutes les pièces. A moins d’opter pour une solution alternative : le Gramofon. Il suffit de connecter ce petit boîtier WiFiau réseau via le port Ethernet, et de brancher une enceinte (ou l’ampli de votre chaîne stéréo) sur sa prise audio mini-jack. La configuration s’effectue via une application pour smartphone Android ou IOS, semblable à celles des systèmes multiroom. Vous pouvez installer plusieurs Gramofon dans la maison et y connecter des enceintes que vous commanderez indépendamment ou en groupe. Mais ce n’est pas tout : Le boîtier est compatible avec les principaux services de musique en ligne et fait office de relai WiFi, en amplifiant le signal du réseau de manière à améliorer la réception dans les lieux les plus éloignés. Un dernier détail : le Gramofon coûte 59 euros.

Tableau récapitulatif

Les autres produits testés

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2 commentaires
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  • Nahl-1292002
    Pourriez-vous rajouter le Chromecast Audio comme solution pour réutiliser ses enceintes? En plus son prix est légèrement inférieur à celui du Gramofon.
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  • stratic
    Il manque un critère important pour moi dans ce comparatif, encore plus important que l'application smartphone. Lesquelles de ces solutions proposent une API ouverte (pas nécessairement open source, ça c'est un autre débat) permettant de les piloter à son gré avec a peut près n'importe quoi. C'est ce qui garanti la disponibilité d'applications tierces (avec du choix) pour piloter la solution, que ce soit sur PC, smartphone ou permettre l'intégration aisée à un système domotique.

    Sur ce genre de matériel, l'éventuelle dépendance à des services cloud est elle aussi un critère essentiel. Si les services en question s'arrêtent parce que l'éditeur en a décidé ainsi. Que devient mon matériel ?. Là on ne sait pas quelles solutions sont autonomes .
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