[Test] Garmin Fénix 3 : faut-il craquer (ou pas) pour la montre de sport connectée ?

Garmin, l’acteur majeur du GPS n’a pas raté son virage technologique. Depuis plusieurs années, c’est dans les accessoires de sport qu’il sévit, avec une large gamme de montres de running notamment. La Fénix 3 est la dernière née du constructeur américain. Celle-ci ne se limite plus à la course à pied mais couvre désormais un large panel de disciplines, de la natation au cyclisme en passant par le ski ou la simple randonnée. Est-ce une montre réservée aux triathlètes ? Faut-il courir le marathon en moins de 3 heures pour la mériter ? Plus simplement, justifie-elle son prix de près de 450€ ? Après un mois avec la Fénix 3 au poignet, voici notre verdict.

5 raisons de craquer (ou non) pour la Garmin Fénix 3

1 - Oui - Parce qu’elle ne ressemble pas à une montre de sport

Disons le franchement : les montres de sport ont une fâcheuse tendance à être moches. Des couleurs douteuses, un plastique peu agréable et un design général qui tient du jouet. Tel est le lot de la plupart des montres de running. Sur ce point, la Fénix3 fait exception. Comme son principal concurrent, Sunto, Garmin s’est éloigné des ses standards pour proposer, enfin, un design digne de ce nom pour une montre.


La Fénix 3, est certes imposante avec un look plutôt sportif, mais c’est une jolie montre, bien finie et qui donne une impression de solidité assez rare.

Elle peut donc être portée au quotidien, et pas uniquement assortie à un short, un bandeau ou des chaussettes de contention.

2 - Oui - Parce qu’elle est ultra complète

Dans l’univers des montres de sport, peu de modèles peuvent prétendre couvrir un tel panel de disciplines. 

Course à pied, vélo, natation, ski, randonnée, ski de fond, trail… la Fénix 3 mesure un grand nombre d’activités. Surtout, elle permet de créer son propre profil d’activité pour les autres sports. Nous l’avons par exemple configurée pour le squash en lui demandant de n’afficher que les données qui nous semblaient utiles à ce sport (distance parcourue, rythme cardiaque, calories brulées etc.).

Les spécialistes y trouveront également leur compte puisque la montre est compatible avec tous les capteurs ANT+ (du classique cardiofréquencemètre, au capteur de puissance cycliste en passant par celui de température tempe).

A l’instar de la Garmin 620, que nous avions testée l’an dernier, la Fénix 3 multiplie le type de mesures :  GPS, baromètre, altimètre, calories, pas, sommeil, VO2 Max, temps de récupération nécessaire, etc.

Surtout, hormis le sommeil, les mesures captées par la montre se révèlent assez précises. Dans le type d’activité d’une part. Par exemple, dans l’eau, la Fénix 3 fait assez facilement la différence entre le crawl et la brasse. D’autre part, les données se révèlent assez fiables. Nous avons pu tester l’altimètre en montagne et celui-ci, même par temps couvert, a montré peu de défaillances.

3 - Non - Parce qu’on fait mieux comme montre connectée

La Fénix 3 n’essaie pas de se faire passer pour l’Apple Watch, mais elle prétend être une montre connectée. Dans les faits cette connectivité est réelle, mais limitée. Certes, il est possible d’afficher les notifications classiques sur sa montre (appel, SMS, mail), mais celles-ci deviennent très vite envahissantes et on finit le plus souvent par désactiver cette fonction.

Pas de connectivité sans application. Bien sûr inutile d’espérer piocher dans le Play Store pour garnir une Fénix 3, celle-ci tourne sous un OS propriétaire. Mais Garmin a son propre magasin d’applications, Connect IQ, tout juste ouvert aux développeurs. Pour l’instant, seules quelques applications sont compatibles avec la montre, la plupart très spécialisées (Crossfit, Golf, Gym). Étant donné la récente ouverture de Connect IQ, il est difficile de porter un jugement sur l'ensemble. Mais l’initiative est intéressante, d’autant plus qu’elle repose sur une communauté d’utilisateurs très active.

Enfin, la dernière caractéristique qui fait que cette Fénix 3 n’est pas tout à fait une montre connectée, c’est l’absence d’écran tactile. Même lorsqu’on a pris l’habitude de jongler entre les menus, le fait de ne pas pouvoir interagir directement via l’écran n’est pas idéal.

4 - Non - Parce qu’elle est compliquée à prendre en main

Cinq boutons c’est peu. Logiquement, la prise en main de la montre devrait être des plus simples. Surtout que l’une des cinq touches ne sert qu’à allumer la montre et éclairer l’écran. Dans les faits, c’est plus compliqué. La navigation tourne principalement autour des touches haut et bas qui servent à se déplacer à l’intérieur des menus. Le souci c’est que ceux-ci ne sont pas clairs et l’interface est tout sauf intuitive. La faute en revient parfois à une traduction assez approximative, puisque l’OS d’origine est en anglais. Ainsi, on se retrouve avec deux menus « paramètres » qui désignent en réalité deux rubriques différentes (l’une pour les fonctionnalités générales de la montre, l’autre pour les options de chaque sport).

Concrètement, il faut du temps pour prendre en main la Fénix 3. Encore plus si on veut exploiter la montre pour une autre activité qu’un simple jogging. Mais pour peu qu’on prenne le temps de l’appréhender, la dernière Garmin ne peut que surprendre tant elle regorge de fonctionnalités et de réglages.

5 - Oui -Parce que l'application et le site Garmin sont ses alliés

Longtemps, les utilisateurs de montres Garmin ont pesté contre le site du constructeur. Cet espace censé regrouper toutes les informations sur ses courses et autres activités manquait cruellement de clarté. Bien qu'il se soit amélioré, il n'est plus vraiment indispensable lorsqu'on possède une Fénix 3. En effet, l'application Garmin propose les mêmes fonctionnalités à portée de smartphone. De fait, la montre étant connectée (en Bluetooth ou en Wifi) avec le téléphone, il n'est même plus nécessaire de télécharger ses données une fois sa sortie terminée. La synchronisation se fait automatiquement, y compris en pleine course lorsqu'on emporte son smartphone avec soi. Malheureusement, les propriétaire de Windows Phone devront faire sans cette fonctionnalité puisque Garmin n'a pas prévu d'application pour les terminaux à l'OS Microsoft.

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3 commentaires
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  • Julio Ggdl
    J'ai mal lu oun bien le point sur l'l'autonomie est finalement totalement occulté ? N'est-ce pas un point essentiel pourtant ?
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  • alberich
    Moi je craque, une montre qui donne les éphémérides j'en révais
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  • Dimitri Charitsis
    Bonjour Julio,
    L'autonomie peut varier énormément selon l'usage et selon l'utilisation qu'en fera chaque utilisateur.
    Lorsque le Glonass est activé par exemple, elle diminue de moitié.
    Disons qu'en utilisation normale, la montre peut dépasser la semaine sans être rechargée. Par utilisation "normale" j'entends portée au quotidien avec 3 sorties ou séances de sport sur la semaine.
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