[Test] Google Daydream View : faut-il craquer pour le casque de réalité virtuelle de Google ?

Après nous avoir fait patienter plusieurs années avec un Cardboard VR qui s’apparente plus à un gadget jetable qu’autre chose, Google lance enfin un casque de réalité virtuelle à la hauteur de sa réputation. Le Google Daydream View est désormais disponible et à un prix très agressif qui plus est. Commercialisé pour 79$, c’est l’une des solutions les plus abordables pour s’initier à la réalité virtuelle (VR). Associé à l’un de nos smartphone favori cette année, Google Daydream View est un casque au design réussi qui s’accompagne d’un catalogue qui devrait rapidement s’enrichir. Un rêve qui devient réalité ?

Cinq raisons de craquer (ou pas) pour le Google Daydream View 

Oui, pour le design



Le Google Daydream View ne ressemble à aucun autre casque de réalité virtuelle. En effet, il est habillé d’un matériel léger et respirant tels que ceux qu’on a plutôt l’habitude de trouver dans un pantalon de yoga ou dans un T-shit de sport. Ainsi, le Google Daydream View offre un touché plus familier que le plastique impersonnel du Samsung Gear VR. Et malgré le petit G en caoutchouc qui orne le côté gauche, le choix d’un tel matériau va plus loin qu’un simple choix stylistique : le bandeau qui permet de maintenir le View sur la tête est conçu avec un matériau élastique de couleur grise qui se marie parfaitement avec le reste du casque. Enfin, la face avant est recouverte d’un filet en peluche qui permet de limiter la sudation et qui est lavable.

A l’instar du GR VR, le smartphone (en l’occurence un Google Pixel ou Pixel XL, quoique le ZTE Axon 7 est lui aussi théoriquement compatible avec la technologie Daydream) prend place à l’avant du casque. toutefois en lieu et place d’un solide système de fermoir comme on en trouve sur la plupart des casques de VR, le téléphone est ici maintenu en place à l’aide d’un bandeau extensible qui est intégré sur le cache avant.

Le masque en peluche repose confortablement sur l’avant du visage sans exercer de pression à l’arrière de la tête.

Nous ne vous cacherons pas que nous étions un peu inquiets à l’idée d’insérer un smartphone à plus de 650 euros dans le Daydream View avec un simple harnais à l’apparence fragile pour le maintenir. Toutefois après avoir secoué la tête dans tous les sens, le Pixel XL tenait toujours parfaitement en place ce qui est plutôt rassurant. A l’intérieur du rabat avant se trouve également une petite manette qui est elle aussi accrochée avec un simple bandeau de plastique quand on ne l’utilise pas. Un détail fort pratique surtout après l’avoir égaré cinq minutes à peine après l’avoir sorti de son rangement. heureusement nous avons fini par le retrouver pour la suite du test. Contrairement au Gear VR qui n’est disponible que dans une seule couleur, le Google Daydream View est commercialisé en Slate, Snow ou Crimson, soit en gris, en blanc et en rouge. 

Non, pour la partie audio (inexistante)

En attendant de disposer d’un casque de réalité virtuelle doté d’un système audio intégré, vous n’aurez pas d’autre choix que d’utiliser les haut-parleurs de votre smartphone. Autre solution, connecter un casque stéréo à ce dernier pour une meilleure immersion, voire opter pour un modèle Bluetooth pour vous affranchir des câbles.

Oui, pour l’ergonomie et le confort



Le Google Daydream View est un peu plus petit et plus léger que le Samsung Gear VR. Ce qui ne l’empêche pas d’être également agréable à porter avec des lunettes. Nous l’avons gardé sur la tête pendant pratiquement une heure et demie. Le masque en peluche repose confortablement sur l’avant du visage sans exercer de pression à l’arrière de la tête. Au premier démarrage, le Google Daydream View affiche une vue à 360 degrés d’une jolie vallée au pied d’une superbe cascade. Mais avant de commencer il est indispensable de calibrer le casque et sa manette. Une étape qui ne demande pas plus de quatre à cinq minutes et qui s’avère ludique. Il faut par exemple utiliser la manette comme une lampe torche pour aider une créature tout mignonne à trouver son chemin dans les bois. Une autre étape consiste à utiliser le bouton supérieur pour soulever un rocher ou un tronc d’arbre qui dissimule des rongeurs et des insectes.

Google a choisi une interface dont les tuiles semblent flotter en l’air à l’instar de l’interface du Gear VR ou même de l’Oculus Rift et du HTC Vive. Toutefois plutôt que d’afficher l’intérieur d’une maison chic ou de voyager dans l’espace, Google a préfère un paysage naturel et coloré. L’écran d’accueil qui comprend deux rangées de tuiles, affiche la même vallée pittoresque que le tutoriel. La rangée supérieure droite accueil les apps de Daydream. Trois sont affichées sur la même page et il suffit d’effectuer un balayage sur la gauche pour afficher les pages suivantes. La rangée inférieure regroupe les apps utilisées récemment.

Les icônes de Google Play, de la bibliothèque et des paramètres flottent juste en dessous des tuiles les plus grandes. En sélectionnant l’icone « Play » on accède à une sorte de grotte avec des tuiles flottantes supplémentaires. La tuile au centre permet de faire défiler les dernières apps qui ont été utilisées. Et comme si ce n’était pas assez pour nous inciter à cliquer quelque part, ces mêmes quatre apps sont affichées verticalement sur la gauche de la tuile principale. Un balayage sur la gauche révèle neuf carrés d’apps supplémentaires dont un pour les apps recommandées.

La bibliothèque regroupe les apps qui ont été achetées sur une grille de 5 x 3. En cliquant sur les paramètres on affiche un menu avec l’horloge ainsi que les indicateurs de WiFi et de batterie. Juste en dessous, une flopée d’icônes permettent de désactiver la connexion WiFi, de recalibrer le viseur et la manette, de couper le son et de changer l’orientation de la manette de droite à gauche. A noter qu’en laissant le Daydream de coté pendant cinq minutes, il nous a fallu le recalibrer. 

Oui, pour les apps et les jeux

Nous n’avons pas eu l’occasion de tester l’intégralité du catalogue de Google Daydream View. Certains titres que nous avions eu l’occasion de tester lors d’une preview chez Google étaient introuvables avec notre exemplaire à notre grande déception. Quoiqu’il en soit nous avons pu avoir un avant-gout du catalogue de de Google Daydream avec trois jeux préinstallés, trois apps d’éducation et quelques titres multimédia.

Côté jeu, Hunter’s Gate est un jeu de tir plutôt bien rythmé, Mekorama VR est un casse-tête intéressant sans oublier Wonderglade et ses mini-jeux comme on l’a vu plus haut. L’app WSJ VR (Wall Street Journal) vous transporte dans un appartement chic afin de lire le journal au coin du feu et de regarder des vidéos sur un grand écran, et même de consulter la riche vidéothèque 360 du célèbre journal. Il est même possible de consulter les cours de la bourse en 3D.

Google propose ses propres apps avec Street View VR qui vous transporte dans des lieux exotiques tels que le Taj Mahal, les iles Galapagos, Petra, l’Islande ou encore le Brésil pour ne citer qu’eux. Arts & Culture VR vous permet de découvrir les oeuvres de Monet et Van Gogh avec un guide audio et ce sans quitter votre canapé. Et pour finir YouTube VR offre de nombreuses vidéos à 360°.

Ceci étant, aussi divertissantes et amusantes soit-elles, toutes ces apps donnent encore l’impression de regarder de simples démos plutôt que de profiter d’une expérience à part entière. L’app YouTube VR est la plus intéressante pour le moment grâce à une grande variété de contenu pour profiter gratuitement du cinéma en réalité virtuelle. Attendu comme le messie Eve: GunJack 2 pourrait bien être l’app qui fera de Google le roi de la réalité virtuelle.

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