PSP, Archos et téléphones : de bons GPS ?

Le GPS de la PSP en pratique

Pour notre phase de test, la PSP est embarquée dans la voiture, les cartes installées sur une Memory Stick de 2 Go et nous décidons du chemin à prendre. Il s’agit d’un déplacement entre nos bureaux de Puteaux et une rue du XVIe arrondissement de Paris. Il est intéressant car nous passons successivement de la ville à une zone boisée puis à l’intérieur de Paris, avec des canyons urbains.

Premier problème

La première chose à faire, c’est de détecter les satellites : pour rappel, il est nécessaire de capter au moins quatre des satellites de la flotte GPS pour être positionné, mais plus le nombre est élevé, plus la précision est bonne. Mauvais point, la première détection a pris beaucoup de temps : plus de 20 minutes. Même si nous disposions d’un modèle de pré-série selon Sony (rappelons que le GPS est vendu depuis 2006 au Japon), c’est vraiment trop pour être utilisable de façon agréable.

Deuxième problème

Une fois la douloureuse détection des satellites, nous sommes passés à la saisie de l’adresse. La PSP a un gros défaut : elle n’a ni clavier ni écran tactile. La solution de Sony est élégante et a priori efficace : un clavier virtuel où l’on se déplace avec les flèches et une gestion du choix des noms de rue efficace. Concrètement, si vous taper « R » le programme va calculer toutes les destinations possibles commençant par cette lettre et proposer les choix possibles. Le gros problème, c’est que des « Rues », il y en a beaucoup en France. Et pendant 10 secondes, la console semble bloquée parce qu’elle calcule les destinations. Après deux ou trois lettres, c’est très rapide et efficace, mais le début est horripilant et nous avons failli jeter la console par la fenêtre après quelques erreurs.

Troisième problème

Là c’est beaucoup plus grave : les performances sont à la traîne. Tant le chemin proposé que la qualité du récepteur lui-même posent problèmes. Pour le premier point, le trajet nous était familier et la PSP nous a clairement proposé un chemin trop long. Le principal problème vient de la qualité de la réception : la PSP nous a lâché plusieurs fois dans les canyons urbains du XVIème arrondissement, ce qui a pour conséquence de nous perdre, pour ensuite retrouver le signal, recalculer un chemin et recommencer la manœuvre une nouvelle fois ensuite, car la réception est encore perdue.

Du bon, quand même

Pourtant, malgré notre tableau peu reluisant, tout n’est pas à jeter avec ce kit. La navigation en elle-même est fluide, rapide et très agréable à l’œil. Les indications, tant vocales que visuelles, sont claires et les menus sont simples et concis. Enfin, certaines villes, dont Paris, sont couvertes avec des bâtiments en 3D. Cette représentation est fidèle à la réalité et c’est un régal pour l’œil de découvrir les bâtiments sur la console quand on peut les voir en même temps en tournant la tête.