Hawk-Eye surveille les courts de tennis

La mise en place

La vitesse du service au tennis peut monter jusqu'à 200 km/hDeux années s’écoulent jusqu’à la première application, du fait des tests et des réticences, aussi bien du côté des joueurs que des arbitres. Il a fallu prouver que le système ne dénaturerait pas leur sport. Mais les progrès réalisés sur les raquettes ayant fait augmenter la vitesse du jeu, le besoin d’aide devient une évidence. L’œil humain ne peut pas être infaillible sur des services à 200km/h et des coups droits à 100km/h. Les joueurs ont aussi compris que ce serait un moyen d’éviter de sortir d’un match pour un point litigieux. Une fois l’annonce vérifiée par la machine, ils peuvent être rassurés et passer à autre chose.

La précision millimétrée du Hawk EyeLe système, lui, se doit de fonctionner dans tous les environnements, en salle comme à l’extérieur, par grande chaleur, dans le froid, comme dans l’ombre ou sous la pluie. Il y a une marge d’erreur de trois ou quatre millimètres, ce qui est le plus proche de la perfection que le système peut obtenir. Le point négatif aujourd’hui n’est pas la fiabilité, mais le fait qu’il n’est présent que sur les courts principaux et que les joueurs des courts annexes ne sont pas dans les mêmes conditions.

Des joueurs conquis

Les statistiques de Maria Sharapova à MadridLes joueurs ont adopté cette assistance vidéo, même ceux qui n’y étaient pas favorables d’emblée. Roger Federer, s’il s’y est plié, est toujours un des plus méfiants. Lors de la finale du dernier Wimbledon face à Rafael Nadal, il a piqué une colère contre un résultat du Hawk Eye et a demandé en vain à l’arbitre de retirer le système jusqu’à la fin du match. Cela ne l’empêche pas de continuer à y faire appel depuis, comme ça n’empêche pas les experts de poursuivre les contrôles.

Jean-François Caujolle le co-directeur du Masters de Paris BercyJean-François Caujolle, directeur de l’Open 13 de Marseille et co-directeur du Masters de Paris Bercy, affirme qu’ « au niveau de la fiabilité, on est au maximum de ce qu’on pouvait attendre. C’est un outil qu’on ne peut plus enlever de toute manière » et son avis est relayé par Rémy Azémar, juge arbitre, « L’outil est quasiment fiable. Les arbitres ont vraiment besoin de cette aide. Ce n’est pas un rival, c’est juste que le sport a besoin de s’outiller. »