Idée reçue : avions, hopitaux, stations-service... attention aux mobiles

Avions : on pourra utiliser son mobile

Vous pouvez invoquer la meilleure raison du monde pour passer un appel à bord, même en faisant des yeux doux à l’hôtesse, c’est non ! L’interdiction et le principe de précaution s’appliquent à la lettre.

En effet, au décollage et à l’atterrissage de l’avion, un mobile à bord communique périodiquement avec une base du réseau téléphonique pour établir et garder le contact avec le réseau de mobiles. De ce fait, la puissance d’émission du mobile augmente à mesure que l’avions s’éloigne. Premier risque : cette puissance, quand elle est  maximale, pourrait alors générer des interférences radios avec les instruments de bord sur certains types d’avion, notamment via le sol de l’appareil s’il n’est pas métallique.

Principe de précaution

Autre risque, le mobile pourrait entrer en contact simultanément avec plusieurs bases téléphoniques au sol (réparties dans les cellules formant le maillage du réseau GSM), et dérégler le système de téléphonie mobile terrestre.

Cela étant, la Commission Européenne s’est penchée sur le problème des communications en vol et a formulé en 2008 une recommandation relative à  « l’autorisation des services mobiles à bord d’aéronefs ». En substance, les communications restent interdites à moins de 3000 mètres d’altitude. Au-delà, les compagnies peuvent proposer un service de téléphonie à bord. Le principe : l’avion est équipé d’une pico cellule munie d’une antenne servant de relais avec les téléphones des passagers, de sorte que la puissance d’émission des téléphones reste très faible et n’interagisse pas avec le cockpit.  Cette pico cellule, à son tour, transmet les communications à un satellite qui assure les liaisons avec le réseau terrestre.