Que se passe-t-il sous le maillot de Laure Manaudou ?

20 ans d'évolution

Enregistrement des touchesL’informatique et l’électronique sont désormais indissociables de la natation de course, que ce soit lors des compétitions ou des entraînements. « Quelques soient leurs niveaux, toutes les compétitions sont sous le contrôle d’un arbitrage électronique » explique Patrick Deleaval, adjoint du Directeur Technique National pour la natation-course à la Fédération Française de Natation. Dans la pratique, cela signifie que des plaques de chronométrage dotées de capteurs recouvrent les plots de départ et toute la largeur des murs du bassin. « Le chronomètre se déclenche dès que retentit le starter. Puis, à chaque passage, si c’est une course de plus de 50 mètres, quand le nageur touche le mur, il enregistre la performance. A la fin de la course, lorsque le nageur touche pour la dernière fois le mur, le chronomètre s’arrête automatiquement » poursuit Patrick Deleaval. Mieux, le système de câblages entre les plaques et le système de chronomètres permet un affichage des résultats immédiat, au centième près, sur les écrans de télévision présents autour du bassin. Pour les courses en relais, « l’électronique a permis de réaliser des progrès considérables » affirme Patrick Deleaval.

Des chronos automatisés

Depuis 20 ans, les systèmes électroniques de chronométrage départagent les équipes, « alors que auparavant les juges décidaient selon leurs impressions ». Concrètement, les capteurs présents sur les plots de départ et sur les murs du bassin permettent de savoir avec certitude à quel moment le nageur quitte le plot et surtout si cela correspond bien à l’instant où le membre de son équipe a touché le mur. Si ce n’est pas le cas, le relais n’est pas validé et l’équipe disqualifiée.

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