Que se passe-t-il sous le maillot de Laure Manaudou ?

Des records rendus éphémères

A chaque compétition de niveau international, de nouveaux records sont battus. Dans les six mois précédents les Jeux Olympiques de Pékin, les plus grands records sont tombés. A Sydney (Australie) en mars dernier, le Français Alain Bernard s’est offert le record mondial d’une épreuve phare de la natation : le 100 m nage libre. Entre les mois de février et avril, ce ne sont pas moins de 39 records qui ont été battus au niveau international. Coïncidence ou non, un grand nombre de nageurs ayant établi de nouveaux records étaient équipés d’une combinaison de nouvelle génération, conçue par Speedo.

Speedo, Arena devenus indispensables

Les recherches des équipementiers spécialisés en natation vont toujours plus loin pour mettre les nouvelles technologies au profit de leurs maillots et combinaisons. Chez Arena notamment, qui fournit sa combinaison à Laure Manaudou, le pôle Recherche et Développement doit réaliser de nombreux tests avant de proposer ses produits aux nageurs. Ceux-ci consistent en premier lieu à examiner les propriétés de contention et de glisse des tissus lors de tests en statique, en laboratoire. Il s’agit ensuite « d’analyser la musculature des nageurs, grâce à un scanner 3D » explique Michel Joseph, ancien directeur design et développement d’Arena, officiant aujourd’hui comme consultant permanent pour la marque. Le but de cette opération est de « voir où la combinaison maintient les muscles de la façon le plus efficace possible » poursuit-il.

Des ordinateurs et des capteurs

D’autres tests sont également réalisés avec des mannequins, en bassin de carène, un couloir d’eau de 100 m de long, et dans un bassin à contre courant. Enfin, les derniers détails des combinaisons sont conçus avec l’aide des nageurs. « Des capteurs sont placés sur leur corps, permettant une modélisation de leurs gestes » détaille Michel Joseph. Il suffit alors de procéder à des ajustements dans la coupe « jusqu’à obtenir satisfaction » conclue-t-il. Aujourd’hui, les nouvelles technologies aident les nageurs de très haut niveau à réaliser des performances inédites. Leur préparation, assistée par ordinateur, conjuguée à un équipement toujours plus perfectionné en font des athlètes dont les spectateurs attendent toujours plus de résultats. Un récent sondage du cabinet d’études Sportlab indique d’ailleurs que la natation devrait être la discipline la plus suivie des Jeux Olympiques de Pékin en France, devant l’athlétisme.

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